QUITO, 14 juillet (Reuters) – L’Equateur a fait savoir mardi qu’il entendait encore confisquer du pétrole produit par le pétrolier français Perenco et qu’il comptait lancer un appel d’offres pour vendre quelque deux millions de barils de brut saisis chez Perenco pour cause d’arriérés d’impôt.
L’Equateur a saisi l’essentiel de la production de Perenco depuis mars dans le but de récupérer plus de 350 millions de dollars d’impôts que doit Perenco selon lui.
Perenco a dit lundi qu’il pourrait suspendre ses opérations en Equateur si le gouvernement ne restituait pas le pétrole saisi. Le pétrolier a porté plainte contre l’Equateur et Petroecuador en 2008, contestant la légalité des dispositions fiscales équatoriennes.
Quito tente de vendre deux millions de barils de pétrole confisqués à Perenco qui, de l’avis du ministre du Pétrole Germanico Pinto, valent un peu plus de $100 millions. Le seul repreneur intéressé pour l’instant est Petroecuador, la compagnie pétrolière nationale.
Perenco extrait 22.000 barils de pétrole par jour (bpj) de la forêt amazonienne équatorienne, soit 4,5% environ de la production totale du pays.
Burlington Resources, une filiale de ConocoPhillips (COP.N: Cotation), a des participations dans les deux gisements exploités par Perenco.
Le président équatorien Rafael Correa, un allié du président vénézuélien Hugo Chavez, tente d’accroître les recettes publiques tirées du pétrole mais il n’est pas encore allé jusqu’à nationaliser les entreprises étrangères.