Le groupe pharmaceutique Roche a mis son usine brésilienne en vente et cherche un investisseur étranger, rapporte lundi le quotidien économique Valor.
“Roche a décidé d’analyser une série d’options pour cette fabrique dont l’identification d’un éventuel investisseur étranger pour continuer la production au Brésil”, a déclaré le président de Roche pour l’Amérique latine, Ernest Egli, dans un communiqué adressé au journal.
Fabricant, hors du Brésil, de l’antigrippal Tamiflu -dont les ventes ont triplé à 656 millions d’euros fin juillet-, Roche a acheté en mars dernier l’entreprise américaine de biotechnologie Genentech pour 46,8 milliards de dollars. Et l’entreprise “réaménage ses actifs productifs dans le monde”, souligne Valor.
L’usine brésilienne a été construite entre 1974 et 1978 à Jacarepagua, dans la zone ouest de Rio de Janeiro, et emploie 482 personnes. Mais aujourd’hui elle n’opère qu’à 50% de sa capacité.
En 1996, Roche a décidé d’en faire sa base pour l’exportation de médicaments en Amérique latine. Alors que le groupe suisse fermait ses usines au Chili, au Venezuela, au Pérou, en Colombie et en Equateur, il a investi 70 millions de dollars au Brésil de 2000 à 2004 pour moderniser l’usine de Jacarepagua et doubler sa production. En 2006, Roche a encore investi 5 millions de dollars dans la construction d’un nouveau laboratoire de contrôle de qualité.
Mais les prévisions de croissance du groupe pharmaceutique ont été frustrées par la forte concurrence de l’entrée des génériques au Brésil, affirme Valor.
Roche n’envisage pas de quitter le Brésil et selon M. Egli à Valor, le groupe veut produire des médicaments biotechnologiques. Il prévoit d’investir 54 millions de reals (27 millions de dollars) dans des recherches cliniques qui englobent 96 études dans 777 centres de recherches avec la participation de 5573 patients.