Croissance mexicaine pour 2010: Entre accélérateurs et freins
Ellis J. Juan, représentant de la banque interaméricaine de développement (BID) au Mexique, prévoit que l’économie mexicaine augmentera de 3-3,5% en 2010, grâce à la reprise aux Etats-Unis qui aura un impact sur le secteur manufacturier, le tourisme, et l’envoie d’argent par les émigrés mexicains. “Cependant afin de revenir au niveau de PIB par habitant de 2007, il faudra attendre fin 2011” admet-il.
Standard & Poor’s (S&P) pour sa part estime que le Mexique enregistrera une hausse de 4% en 2010, croissance inférieure à la moyenne de 4,5% estimée précédemment pour la région. Tout comme au quatrième trimestre 2009 la croissance devrait provenir des secteurs de l’industrie et de l’exportation (aidé par la dépréciation du pesos), plus que des secteurs du service, de la construction, ou de la demande nationale, qui restent faibles.
Bien que la création d’emploi ait repris durant les derniers mois de 2009, le taux de chômage reste élevé, à 5,6% en janvier, et le sous-emploi côtoie les 10%. De plus, les envoies d’argent par les émigrés ont fortement chuté (-15,8 % en janvier 2010, en comparaison avec l’année antérieure) et devraient rester relativement faibles en 2010.
Toujours selon Standard & Poor’s (S&P) l’inflation au Mexique atteindra 5% en 2010, principalement dû à l’augmentation de l’impôt sur les biens et services, et à celle du prix du pétrole. Et cela malgré l’importante capacité productive disponible. Cet excès de capacité industrielle qui selon S&P reste un frein considérable aux investissements privés pour 2010
Le Mexique: un potentiel économique très important
Malgré ces conditions difficiles, l’attrait du Mexique pour les investisseurs serait de plus en plus important, selon la Financière Banque Nationale (FNB). Tout comme Juan José Daboud, directeur gérant de la Banque Mondiale, l’affirmait en novembre dernier, la FBN assure que le Mexique pourrait être un pôle de développement économique très important. Parmi les facteurs cités: “son secteur industriel manufacturier serait en train de rattraper ceux de ses concurrents chinois et indiens […] Une bonne base de ressources, une démographie favorable et un système d’éducation et de santé qui s’améliorent […] Le Mexique a aussi un accès de plus en plus grand aux marchés de l’Amérique du Nord et de l’Amérique latine, en plus d’avoir des revenus de tourisme croissants“. La FBN note également, entre autre, que le solide système bancaire mexicain offre des garanties de stabilité, que le secteur minier mexicain serait actuellement l’un des plus attractifs, et que le secteur pétrolier pourrait aussi devenir très intéressant lorsque l’État aura réduit son implication dans PEMEX.
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