Les investissements étrangers ont progressé de 31 % sur le continent en 2011, selon un rapport des Nations unies. L’économie brésilienne reste la première destination et l’Union européenne le principal investisseur.
Les experts onusiens insistent dans leur rapport sur le rôle des entreprises étrangères implantées: 46% des IDE proviennent de profits réinvestis, «signe de la confiance des multinationales dans la région qui offre importantes opportunités d’affaires».
Trois moteurs aiguisent leur appétit: une croissance soutenue dopée par les marchés de consommation grâce à l’enrichissement des classes moyennes, les cours élevés des matières premières qui stimulent les investissements dans l’exploitation des ressources naturelles et la crise des économies développées.
Pétrole et JO au Brésil
Le Brésil se taille la part du lion des investissements, avec ses 190 millions d’habitants, le manque criant d’infrastructures, les immenses réserves pétrolières et l’organisation en 2014 et 2016 de la Coupe du monde de football et des Jeux olympiques. Avec 66 milliards de dollars investis en 2011, soit 43,8% du total, la première économie latino devance largement le deuxième poids lourd, le Mexique, qui a cumulé 19,4 milliards. Tous les pays, à l’exception du Paraguay, ont reçu en 2011 plus de capitaux étrangers qu’en 2010. Plusieurs – Brésil, Chili, Colombie, Pérou et Uruguay - ont même battu des records historiques. C’est toujours le secteur des ressources naturelles qui capte le plus d’investissements – 57% . Le défi pour la région, rappelle l’ONU, est d’orienter les IDE vers l’innovation, permettant les transferts de technologie et le développement des capacités locales (production, capital humain et entrepreneuriat).
