Malgré un resserrement mondial du crédit et une récession controversée outre-Atlantique, les économies des marchés émergents ne se sont pas effondrées et la plupart des pays continuent à afficher des taux de croissance du PIB tout à fait décents.
Silvia Marengo, Fund Manager Clariden Leu (Gue) Emerging Markets Bond Fund, Zina Psiola, Fund Manager Clariden Leu (Gue) Russia Equity Fund
Lundi 23 juin 2008
Le boom des produits de base a contribué à doper les exportations et la croissance dans la plupart des pays émergents ou en développement, notamment les très gros exportateurs d’énergie, de métaux et de produits agricoles. La principale raison de ce découplage économique est le changement spectaculaire subi par le commerce international. Dans le passé, les principaux partenaires commerciaux des économies des marchés émergents étaient les pays industrialisés (essentiellement les Etats-Unis et l’Europe). Mais aujourd’hui, les échanges entre marchés émergents ont considérablement augmenté.
En 2007, les exportations mondiales de biens et de services ont atteint 16,9 billions d’USD et devraient enregistrer une croissance de 4,5% en termes réels en 2008. Les pays en développement représentent maintenant 34% des flux mondiaux d’exportations et d’importations, alors que la proportion était de 22% il y a dix ans. La hausse des prix des produits de base a permis à l’Amérique latine, au Moyen-Orient, à l’Asie centrale et à la Russie d’étendre leur volume d’échanges, d’accumuler des réserves massives de devises étrangères et de rembourser leur dette extérieure. Ces dernières années, la dépendance de ces régions vis-à-vis des marchés développés sur le plan de leurs exportations et de la croissance du PIB s’est diluée suite à l’essor des échanges intérieurs et intrarégionaux, ainsi qu’au développement du commerce interrégional entre la Chine et l’Afrique, l’Inde et le Moyen-Orient, et l’Amérique latine et l’Asie.
La nouvelle orientation des flux commerciaux mondiaux va de pair avec l’augmentation de la demande d’une large variété de marchandises - comme l’acier et les ordinateurs, la viande, les montres de luxe et les jets privés - sur le marché émergent. Alors que certains pays, comme le Qatar et la Russie, utilisent les excédents commerciaux pour financer le développement des infrastructures et stimuler indirectement la consommation privée, c’est-à-dire par la création d’emplois bien rémunérés, les consommateurs d’autres pays, comme l’Inde et la Turquie, sont beaucoup plus dépendants du crédit. Malgré l’apparition de quelques déséquilibres dans les économies des marchés émergents, les nouvelles infrastructures et l’harmonisation des réglementations permettront de décongestionner les échanges intrarégionaux de marchandises, de services et de main-d’œuvre, et de rendre ces économies flexibles et robustes.
Les pays d’Amérique latine comptent parmi les plus grands producteurs de biens du monde: de l’énergie (gaz, pétrole, éthanol, biocarburant) au Venezuela, au Mexique, en Equateur et au Brésil, aux métaux (cuivre, aluminium) au Chili, en passant par les produits de l’agriculture et de l’élevage (soja, viande, blé) en Argentine et au Brésil. C’est pourquoi ils bénéficient d’importants excédents courants, de comptes financiers positifs et de taux de croissance du PIB positifs. Certains pays, comme le Mexique, le Chili et le Brésil, utilisent cet excédent de la balance des paiements pour renouveler leurs infrastructures locales, tandis que d’autres pays, comme l’Argentine et le Venezuela, appliquent des politiques plus populistes.
Plusieurs instruments du marché financier permettent aux investisseurs de participer aux tendances décrites. Les devises des marchés émergents continueront à se revaloriser face à l’USD et, dans une moindre mesure, à l’EUR. Des devises comme le réal brésilien, le rouble russe et le yuan chinois, continueront à prendre de la valeur dans les prochaines années. Les investissements dans ces devises (obligations ou actions) seront certainement attractifs.
Le secteur des entreprises familiales constitue un des domaines les plus dynamiques et les plus attractifs pour les investissements de portefeuille dans les marchés émergents. Un nombre croissant d’entreprises familiales, créées pour profiter des possibilités locales dans les années 1980 et 1990, sont devenues des conglomérats multimilliardaires en dollars de plus en plus avides d’expansion internationale. La fusion entre Arcelor et Mittal a inspiré beaucoup d’autres entrepreneurs et s’est révélée bénéfique pour les actionnaires de la société absorbée. Selon nous, il reste beaucoup d’opérations de ce genre à réaliser dans les secteurs des produits de base, des transports, des médicaments génériques, voire des articles de luxe, dans les cinq années à venir. Nous recommandons d’utiliser les introductions en bourse et les corrections du marché pour constituer un portefeuille de ces futurs leaders mondiaux.
L’émission d’obligations des marchés émergents libellées dans les devises locales et d’obligations d’entreprises des marchés émergents, est en plein essor. Un grand nombre d’économies des marchés émergents disposent actuellement d’excédents courants et fiscaux, et ont couvert leurs besoins financiers, éliminant ainsi la nécessité d’émettre de nouveaux emprunts d’Etat. En même temps, les secteurs des entreprises de certains pays dont le Brésil, la Russie, le Mexique, l’Inde et la Chine, deviennent beaucoup plus robustes et doivent s’étendre et financer ce développement des investissements. Ils en sont capables maintenant, et ils doivent le faire pour lancer de nouvelles émissions privées. Nous apprécions les entreprises des marchés émergents de pays présentant un potentiel de croissance à long terme, tels que la Russie, le Brésil, le Mexique et la Chine.
Le boom des produits de base a contribué à doper les exportations et la croissance dans la plupart des pays émergents ou en développement, notamment les très gros exportateurs d’énergie, de métaux et de produits agricoles. La principale raison de ce découplage économique est le changement spectaculaire subi par le commerce international. Dans le passé, les principaux partenaires commerciaux des économies des marchés émergents étaient les pays industrialisés (essentiellement les Etats-Unis et l’Europe). Mais aujourd’hui, les échanges entre marchés émergents ont considérablement augmenté.
En 2007, les exportations mondiales de biens et de services ont atteint 16,9 billions d’USD et devraient enregistrer une croissance de 4,5% en termes réels en 2008. Les pays en développement représentent maintenant 34% des flux mondiaux d’exportations et d’importations, alors que la proportion était de 22% il y a dix ans. La hausse des prix des produits de base a permis à l’Amérique latine, au Moyen-Orient, à l’Asie centrale et à la Russie d’étendre leur volume d’échanges, d’accumuler des réserves massives de devises étrangères et de rembourser leur dette extérieure. Ces dernières années, la dépendance de ces régions vis-à-vis des marchés développés sur le plan de leurs exportations et de la croissance du PIB s’est diluée suite à l’essor des échanges intérieurs et intrarégionaux, ainsi qu’au développement du commerce interrégional entre la Chine et l’Afrique, l’Inde et le Moyen-Orient, et l’Amérique latine et l’Asie.
La nouvelle orientation des flux commerciaux mondiaux va de pair avec l’augmentation de la demande d’une large variété de marchandises - comme l’acier et les ordinateurs, la viande, les montres de luxe et les jets privés - sur le marché émergent. Alors que certains pays, comme le Qatar et la Russie, utilisent les excédents commerciaux pour financer le développement des infrastructures et stimuler indirectement la consommation privée, c’est-à-dire par la création d’emplois bien rémunérés, les consommateurs d’autres pays, comme l’Inde et la Turquie, sont beaucoup plus dépendants du crédit. Malgré l’apparition de quelques déséquilibres dans les économies des marchés émergents, les nouvelles infrastructures et l’harmonisation des réglementations permettront de décongestionner les échanges intrarégionaux de marchandises, de services et de main-d’œuvre, et de rendre ces économies flexibles et robustes.
Les pays d’Amérique latine comptent parmi les plus grands producteurs de biens du monde: de l’énergie (gaz, pétrole, éthanol, biocarburant) au Venezuela, au Mexique, en Equateur et au Brésil, aux métaux (cuivre, aluminium) au Chili, en passant par les produits de l’agriculture et de l’élevage (soja, viande, blé) en Argentine et au Brésil. C’est pourquoi ils bénéficient d’importants excédents courants, de comptes financiers positifs et de taux de croissance du PIB positifs. Certains pays, comme le Mexique, le Chili et le Brésil, utilisent cet excédent de la balance des paiements pour renouveler leurs infrastructures locales, tandis que d’autres pays, comme l’Argentine et le Venezuela, appliquent des politiques plus populistes.
Plusieurs instruments du marché financier permettent aux investisseurs de participer aux tendances décrites. Les devises des marchés émergents continueront à se revaloriser face à l’USD et, dans une moindre mesure, à l’EUR. Des devises comme le réal brésilien, le rouble russe et le yuan chinois, continueront à prendre de la valeur dans les prochaines années. Les investissements dans ces devises (obligations ou actions) seront certainement attractifs.
Le secteur des entreprises familiales constitue un des domaines les plus dynamiques et les plus attractifs pour les investissements de portefeuille dans les marchés émergents. Un nombre croissant d’entreprises familiales, créées pour profiter des possibilités locales dans les années 1980 et 1990, sont devenues des conglomérats multimilliardaires en dollars de plus en plus avides d’expansion internationale. La fusion entre Arcelor (
LOR.PA) et Mittal a inspiré beaucoup d’autres entrepreneurs et s’est révélée bénéfique pour les actionnaires de la société absorbée. Selon nous, il reste beaucoup d’opérations de ce genre à réaliser dans les secteurs des produits de base, des transports, des médicaments génériques, voire des articles de luxe, dans les cinq années à venir. Nous recommandons d’utiliser les introductions en bourse et les corrections du marché pour constituer un portefeuille de ces futurs leaders mondiaux.
L’émission d’obligations des marchés émergents libellées dans les devises locales et d’obligations d’entreprises des marchés émergents, est en plein essor. Un grand nombre d’économies des marchés émergents disposent actuellement d’excédents courants et fiscaux, et ont couvert leurs besoins financiers, éliminant ainsi la nécessité d’émettre de nouveaux emprunts d’Etat. En même temps, les secteurs des entreprises de certains pays dont le Brésil, la Russie, le Mexique, l’Inde et la Chine, deviennent beaucoup plus robustes et doivent s’étendre et financer ce développement des investissements. Ils en sont capables maintenant, et ils doivent le faire pour lancer de nouvelles émissions privées. Nous apprécions les entreprises des marchés émergents de pays présentant un potentiel de croissance à long terme, tels que la Russie, le Brésil, le Mexique et la Chine.

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