L’Argentine a donné le coup d’envoi lundi d’une opération de restructuration d’une partie de sa dette extérieure de près de 150 milliards de dollars pour lui permettre d’accéder à de nouveaux financements.
La présidente argentine Cristina Kirchner a signé lundi soir un accord avec des représentants des banques Barclay’s, Citibank et Deutsche Bank pour cette opération qui rouvre l’accord précédemment signé en 2005, toutefois refusé par environ un quart des créanciers de l’Argentine, a annoncé devant la presse le chef de Cabinet (gouvernement), Sergio Massa.
L’opération, qui doit doit porter sur un total de quelque 40 milliards de dollars, est basé sur deux propositions formulées par ces trois banques. La première concerne la situation des “hold outs”, les laissés pour compte de l’accord de 2005 et la seconde celle des bons du Trésor émis en 2001, dont une importante partie vient à échéance à court terme, a indiqué M. Massa.
“L’objectif est d’améliorer le profil de la dette de l’Argentine grâce à l’apport d’argent frais. C’est une proposition très intéressante, particulièrement dans le contexte international actuel”, a-t-il ajouté.
L’offre qui sera faite aux “hold outs” sera plus intéressante que celle présentée à ceux qui avaient accepté l’accord de 2005, a indiqué M. Massa, sans toutefois donner de chiffres. En 2005, les créanciers de l’Argentine avaient accepté de n’être remboursé qu’à hauteur d’un montant compris comprise entre 55% et 25% de leur créance.
L’endettement de l’Argentine atteint quelque 56% de son Produit intérieur brut (PIB) et elle doit faire face à des échéances de quelque 40 milliards de dollars en 2009 et 2010, couvertes pour moitié grâce à l’excédent fiscal qui dépasse les 3% du PIB.

 

 

Cet article a été posté le Tuesday, 30 September, 2008 à 4:11 pm .
Catégories: Dette .

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