LA PAZ - La Bolivie n’est pas prête à répondre à la demande de gaz, dont le marché est en expansion dans la région, faute d’investissements, a estimé mardi un analyste, Marco Aurelio Tavares, directeur du cabinet brésilien GasEnergy.
Selon l’expert cité dans le journal La Prensa, le potentiel gazier de Bolivie - dont les réserves sont estimées à 1,36 million de millions de m3, soit les deuxièmes du continent sud-américain derrière celles du Venezuela - devrait pousser le pays à “en tirer partie pour inciter à de nouveaux investissements” et conserver son rang sur le marché.
M. Tavares, qui a participé récemment à un congrès international portant sur le gaz et l’énergie dans la ville de Santa Cruz (est), capitale de la région du même nom, considère que “malheureusement la production stagne à 40 millions de mètres cubes par jour”, ce qui empêche la Bolivie de répondre à la hausse de la demande.
Le consultant de GasEnergy souligne en outre que la demande en gaz s’accroît en Argentine, au Brésil et au Chili et que la Bolivie pourrait devenir un important fournisseur régional, “si l’environnement favorisait les investissements”, ce qui n’est le cas selon lui.
“On observe plutôt le contraire. (La Bolivie) ne retient pas les investissements”, note-t-il.
La Bolivie produit difficilement entre 38 et 40 millions de m3 par jour, qui suffisent à peine à alimenter le Brésil (31 millions), son marché interne (6 millions) et un solde fluctuant vers l’Argentine, pays auquel les Boliviens sont censés fournir depuis 2007 quelques 7,7 millions de m3 par jour, selon les termes d’accords bilatéraux.
Aug 25
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Le groupe français Bolloré, est interessé par l’exploitation du lithium, un métal utilisé dans les batteries des voitures électriques, existant dans le salar de Uyuni (Bolivie), la première réserve au monde de ce métal mou, apprend-on lundi de sources concordantes à La Paz.
Le président bolivien, Evo Morales, avait indiqué au début du mois que son gouvernement étudiait une proposition française d’exploitation de lithium.
“Nous avons du lithium, une petite usine pour commencer à exploiter le lithium dans le salar de Uyuni” avait révélé M. Morales lors d’une conférence de presse à La Paz devant la presse internationale au lendemain du referendum révocatoire du 10 août en Bolivie.
“Depuis quelques temps, nous avons une proposition de la France, et il y a des experts dans le domaine du lithium pour construire des voitures avec des batteries au lithium” avait affirmé le chef de l’Etat bolivien.
Le salar d’Uyuni, situé à 3.700 mètres d’altitude au sud-ouest de la Bolivie, a une superficie de 12.500 km2. Ce vestige d’un lac d’eau de mer asséché est le plus vaste désert de sel au monde et renfermerait un tiers des réserves de lithium de la planète, selon les experts.
Le groupe Bolloré serait prêt à exploiter le lithium en partenariat avec l’Etat bolivien représenté par la Comibol, indiquent à l’AFP des sources proches du dossier.
Le lithium servirait à la fabrication des batterie de la voiture électrique Bluecar, construite par Bollore en partenariat avec Pininfarina.
La Bluecar a une vitesse de pointe de 125 km/h et une autonomie de plus de 250 km.
Le groupe japonais Mitsubishi serait aussi interessé par un projet d’exploitation de lithium au salar de Uyuni, ajoutent les sources.
La forêt amazonienne transpercée de derricks, de gazoducs et d’oléoducs… Vision surréaliste ? Pas si sûr. Selon une étude américaine publiée, mercredi 13 août, dans la revue en ligne PLoS ONE, l’ouest de l’Amazonie - une des dernières forêts tropicales intactes - est désormais une cible de choix pour les exploitants gaziers et pétroliers. Et une manne pour les pays qui leur délivrent des concessions.
Les auteurs de cet article, qui travaillent pour deux ONG américaines (Save America’s Forests et Land Is Life) et à Duke University (Durham, Caroline du Nord), ont recensé 180 zones de prospection et d’exploitation, qui ne recouvrent pas moins de 688 000 km2, répartis sur cinq pays : la Bolivie, le Brésil, la Colombie, l’Equateur et le Pérou. C’est dans ces deux derniers pays que le phénomène est le plus marqué, puisque leurs régions amazoniennes sont aux deux tiers concernées.
Les chercheurs soulignent que les sites où la biodiversité est la plus riche en terme d’oiseaux, de mammifères ou d’amphibiens correspondent parfaitement à ces zones. Ils craignent que le passage de la phase de prospection à celle d’exploitation, en ouvrant des routes, ne s’accompagne d’une grave déforestation, d’une fragilisation des écosystèmes et d’une chasse trop importante.
Sans oublier que cela bafouerait les droits à la terre des populations indigènes, dont plusieurs ont fait le choix d’être coupées du reste du monde.
Le Monde
Aug 12
Posté par regis dans Energie
Le gouvernement bolivien va indemniser Shell après la nationalisation de Transredes en juin dernier. La compagnie pétrolière anglo-néerlandaise possédait une partie des actions de la société active dans le transport du gaz.
L’accord a été signé vendredi soir entre le ministre bolivien des hydrocarbures et le représentant de Shell en Bolivie en présence du président Evo Morales. La presse locale indique que les 50% des actions de Shell dans Transredes représentent environ 241 millions de dollars.
Avec cet accord, la compagnie bolivienne des hydrocarbures détient 98% des actions de Transredes puisque le gouvernement avait nationalisé par décret en juin les actions de l’autre partenaire, Ashmore (Etats-Unis).
Le président socialiste, Evo Morales, a nationalisé le 1er mai 2006 les gisements de gaz détenus par les compagnies pétrolières étrangères en Bolivie, dont la française Total, la brésilienne Petrobras, la britannique BP et l’espagnole Repsol.
Un décret a été signé par le président bolivien Evo Morales nationalisant tous les avoirs de la société Transredes, détenue par les compagnies pétrolières Shell (anglo-hollandaise) et Ashmore (É.-U.).
Les entreprises étrangères qui possédaient la moitié de Transredes auraient été trop lentes dans les négociations de vente. Selon M. Morales, les responsables d’Ashmore avaient initialement accepté de vendre une partie de leurs parts de Transredes à la compagnie nationale Yacimientos Petroliferos Fiscales Bolivianos (YPFB), mais les pourparlers ont échoué.
Transredes livre notamment son gaz au Brésil et en Argentine.
Le gouvernement bolivien veut reprendre le contrôle de la distribution du gaz et renforcer la compagnie d’État YPFB, qui manquerait de capitaux pour investir. Depuis le mois de mai 2006, le gouvernement Morales a amorcé une série de nationalisations entraînant la fin des investissements des grandes pétrolières étrangères.
Les compagnies pétrolières internationales comme Petrobras (Brésil), Total (France), Repsol (Espagne) ou ExxonMobil (É.-U.) ont massivement investi dans le passé dans le gaz naturel bolivien dont les réserves seraient les plus importantes après le Venezuela.
May 22
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La France a signé lundi avec la Bolivie un contrat de désendettement et de développement (C2D) pour un montant de 6,5 millions d’euros (10 millions de dollars) destiné à stimuler le programme de développement de ce pays, a indiqué l’ambassade de France à La Paz.
Au terme de ce contrat, la Bolivie devra consacrer les fonds issus de l’allègement de sa dette aux programmes et projets de développement définis d’un commun accord, au sein du Plan national de développement (PND) bolivien.
Selon un communiqué de l’ambassade de France, les 6,5 millions d’euros constituent une donation de la part du gouvernement français.
“Une première aide, via un C2D, avait été signée en 2003 pour un montant de 10,4 millions de dollars. Ce montant a permis la construction et l’équipement de l’hôpital français de Santa Cruz et des laboratoires d’entomologie et de parasitologie de l’INLASA (institut national de recherche médicale) à la Paz”, selon le communiqué.
L’aide octroyée lundi par la France couvrira la période 2008-2011 et sera destinée à des programmes visant le secteur de la santé.
Romandie News - Le président bolivien Evo Morales a averti ce dimanche que des champs de gaz seraient récupérés par l’Etat s’ils n’étaient pas mis en valeur par les entreprises multinationales qui les exploitent, deux semaines après avoir nationalisé trois entreprises d’hydrocarbures.”Si dans un temps déterminé (les entreprises propriétaires) n’investissent pas, nous allons récupérer ces espaces pour que (l’entreprise publique bolivienne) Yacimientos les exploite”, a déclaré le chef d’Etat lors d’une réunion dans la région de Cochabamba.
M. Morales n’a pas précisé quel consortium étranger était visé.
La bolivie traverse actuellement des difficultés pour augmenter son volume de production, qui plafonne à 40 millions de m3 de gaz naturel.
Le 1er mai, Evo Morales a transféré à l’Etat par décret la majorité des actions de trois compagnies pétrolière, Chaco (British Petroleum), Transredes (Ashmore) et CLHB (capitaux allemands et péruviens), et a acheté les actions d’Andina, une filiale de Repsol-YPF.
La Bolivie exporte du gaz vers le Brésil (30 millions de m3) et l’Argentine (entre 2 et 3 millions de m3), des quantités qui ne suffisent pas à satisfaire une demande croissante.
Le gouvernement Morales a déjà nationalisé ses 1.360 milliards de m3 de réserves de gaz naturel en mai 2006 et a renégocié les contrats avec les 12 consortiums internationales qui opèrent dans le pays.
L’Etat bolivien a récupéré ce jeudi le contrôle de trois importantes compagnies pétrolières. Au cours de la célébration du Premier Mai à La Paz, le président bolivien Evo Morales a annoncé aussi la nationalisation de l’Entreprise nationale des Télécommunications (ENTEL).
Prenant la parole lors du rassemblement populaire qui s’est tenu devant le Palais présidentiel, à l’occasion du Premier Mai, le président Evo Morales a annoncé l’entrée en vigueur d’un décret en vertu duquel l’Etat bolivien détient de nouveau la majorité des actions des sociétés Chaco (British Petroleum) ; Transredes (Ashmore) et Compañia Logistica de Hidrocarburos Boliviana (CLHD, à capitaux péruviens et allemands).
« A partir de maintenant, nous consolidons la refondation des Yacimientos Petroleros Fiscales Bolivianos (YPFB) », a souligné le président Evo Morales en parlant de la société bolivienne d’Etat chargée de la gestion des hydrocarbures boliviens, qui devient donc l’actionnaire majoritaire des compagnies mentionnées.
Le président bolivien a annoncé aussi la nationalisation d’ENTEL, la principale société bolivienne des télécoms. Il a expliqué que le pouvoir exécutif avait pris la décision de nationaliser cette société après avoir procédé à une série de négociations avec la transnationale Telecom Italia, qui détenait la majorité des actions d’ENTEL.
Par ailleurs, José Luis Exeni, président de la Cour nationale électorale de Bolivie (CNE), a dénoncé le fait que les autorités du département de Santa Cruz ont privatisé le dépouillement du scrutin dans le cadre du référendum visant à la proclamation de l’autonomie de cette région du pays.
Le président de la CNE a fait remarquer qu’il s’agit là d’une nouvelle violation des normes stipulées dans la Constitution bolivienne pour la réalisation de toute consultation populaire.
Il a rappelé aussi que le référendum organisé par les autorités du département de Santa Cruz est illégal et inconstitutionnel et qu’il a été rejeté par le Parlement./ ACN
Ahora.cu
LA PAZ - La Bolivie vient de racheter la majorité des actions de la filiale pétrolière Andina détenue par Repsol-YPF, pour renforcer la nationalisation des hydrocarbures entamée en mai 2006, a-t-on appris jeudi de source officielle.
“Le processus d’achat a été couronné de succès” a annoncé le ministre des Hydrocarbures, Carlos Villegas, lors d’une cérémonie au Palais Présidentiel Quemado, où le représentant de Repsol-YPF, Thomas Garcia, a signé le contrat.
“Avec ce contrat, la Bolivie va récupérer la majorité des actions sur les 18 champs pétrolifères et YPFB (la compagnie pétrolière nationale bolivienne) sera représenté tant au niveau de la direction, que dans l’assemblée des actionnaires et l’administration” a précisé le ministre.
Selon le ministre, qui n’a pas précisé le montant de l’opération, “aujourd’hui commence une nouvelle étape parce que notre participation conjointe”, va permettre de donner “un exemple de synergie entre une entreprise d’Etat et une entreprise privée”.
Le gouvernement a également l’intention de prendre le contrôle de la majorité des actions dans les entreprises pétrolières Chaco (British Petroleum), Transredes (Ashmore) et CLHB, à capitaux allemands et péruviens, avec lesquels des négociations sont en cours.
La Bolivie d’Evo Morales serait-elle au final plus grand seigneur que le Vénezuela de Hugo Chavez ? Qui sait …Selon la presse bolivienne, le gouvernement serait prêt à payer jusqu’à 100 millions de dollars à l’opérateur italien Telecom Italia pour le rachat des actions qu’il possède dans l’entreprise bolivienne de télécommunications Entel, dont Evo Morales a récemment annoncé la nationalisation.
Reste à savoir si un tel montant n’est pas inférieur au prix réel de la société …
Cité par le quotidien La Prensa, le ministre de la Présidence, Juan Ramon Quintana, a expliqué que le gouvernement avait constitué un fonds spécial pour cette opération qui se fera “non pas à un prix de marché” mais au “coût réel de ces actions” détenues par Euro telecom International (ETI), une filiale de Telecom Italia.
Actuellement, ETI possède 50,9% des parts d’Entel dont elle gère les activités, l’Etat bolivien en détenant 47% et les salariés de l’entreprise autour de 2%.
L’Entreprise nationale de télécommunication (Entel) avait été privatisée en 1996 sous le mandat du président libéral Gonzalo Sanchez de Lozada (1993-97), ainsi que d’autres secteurs clés de l’économie bolivienne comme les hydrocarbures.
La nationalisation d’Entel a été annoncée au cours des célébrations du 1er mai par le président socialiste de même que celle de quatre sociétés pétrolières opérant en Bolivie. Evo Morales a toutefois assuré que les salariés d’Entel conserveraient leur emploi. Après l’annonce de cette nationalisation par décret, des policiers ont été déployés devant les bureaux d’Entel dans la capitale La Paz et à Santa Cruz.
Le gouvernement bolivien s’est fixé un délai de 60 jours pour réaliser la nationalisation de l’entreprise, selon la presse locale. En attendant, l’organisme bolivien de contrôle des banques a gelé les comptes d’Entel en raison d’impayés d’impôts s’élevant à 58,8 millions de dollars. Ne rêvons pas, tout est loin d’être rose sur le dossier …
Car, si le gouvernement de La Paz était jusqu’à présent en discussions avec Entel en vue d’un rachat par l’Etat, il lui avait infligé plusieurs millions de dollars d’amendes, lui reprochant la mauvaise qualité du service rendu et l’insuffisance de ses investissements.
A noter également que selon des agences de presse italiennes, le coût de l’acquisition de la moitié des actions d’Entel par Telecom Italia s’élevait à 610 millions de dollars (396 millions d’euros).
Sources : AFP, Reuters, Associated Press

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