La Banque Centrale du Chili, suivant l’exemple d’autres pays latino-américains, interviendra fortement à partir de lundi sur les marchés des changes pour enrayer la chute du dollar par rapport à la monnaie locale, le peso, en achetant huit milliards de dollars sur neuf mois.

C’est la première fois que la Banque Centrale chilienne intervient en cinq ans sur les marchés des changes. Après cette annonce de la BCR vendredi le peso chilien avait baissé de 4% contre le billet vert. L’opération débutera lundi 14 avril par un achat de 50 millions de dollars et se terminera le 12 décembre.

Le Chili suit ainsi la politique monétaire des pays de la région notamment l’Argentine, la Colombie, l’Uruguay, le Mexique et le Pérou.

Sur les cinq dernières années le dollar a perdu 40% contre le peso chilien et 12,6 % depuis début 2008.

Dans un communiqué, la Banque Centrale du Chili, explique que cette nouvelle politique vise à augmenter les réserves actuelles en dollars, qui s’élèvent à 17,8 milliards de dollars, face aux incertitudes économiques extérieures.

“Cette augmentation du niveau des réserves internationales permettra d’affronter plus facilement l’éventualité d’une détérioration supplémentaire, plus forte et brutale de l’environnement (économique) extérieure” explique la BC, qui durant longtemps a été rétive à intervenir sur les marchés des changes.

Le gouvernement a approuvé vivement cette décision ainsi que les exportateurs de produits agricoles qui insistaient depuis longtemps pour que la BC intervienne.

Toutefois les spécialistes doutent que cette intervention puisse avoir un effet durable sur le taux de change.

“Le dollar va réagir fortement à la hausse, au plus cela va enrayer sa chute et le maintenir à un niveau que nous avons aujourd’hui”, estime l’économiste Laurence Golborne.

“Je ne suis pas convaincu que cela sera suffisant pour maintenir le niveau du change” indique Hernan Cheyre, du cabinet de consultants Econsult.

“Cela peut donner du répit à court terme mais c’est une goutte d’eau dans l’océan” ajoute à l’AFP un diplomate européen en expliquant que “les pressions étaient fortes” en ce sens et que l’intervention sur les marchés des changes a “peut-être été prise pour des raisons électorales”.

Le peso chilien (433 pesos pour un dollar) se renforce plusieurs années comme les autres monnaies de la région par rapport au dollar à cause de la crise économique aux Etats-Unis.

Au Chili existe aussi une forte circulation en dollars à cause de l’augmentation constante du prix du cuivre dont le pays andin est le premier producteur mondial. La livre de métal rouge étant actuellement à 4 dollars, soit quatre fois plus qu’en 2003.

Les interventions des BC sont plus courantes en Amérique Latine : en Colombie la Banque de la République a acheté 270 millions de dollars en 2008 et 4,7 milliards de dollars en 2007.

La Banque du Mexique a acheté entre le 1er février et le 30 avril 2008, près de 20 millions de dollars par jour accumulant des réserves tandis que la BC du Mexique a acheté cette année 8,4 milliards de dollars.

Au Pérou la BCR a acheté en 2007, 10 milliards de dollars tandis qu’en Argentine la BC intervient quotidiennement sur les marché des devises et a acheté en 2007 10,7 milliards de dollars et 2,7 milliards depuis le début de l’année 2008.

© 2008 AFP

 

BEIJING, 13 avril (Xinhua) — La Chine et le Chili ont signé  dimanche à Sanya, ville de Hainan, un accord de commerce de  services supplémentaire de l’Accord de libre-échange, le premier  du genre entre la Chine et un pays d’Amérique latine.       Selon cet accord, les deux pays ouvriront d’une manière plus  approfondie leur secteur des services au marché de l’autre sur la  base de leurs engagements auprès de l’Organisation mondiale du  Commerce (OMC), a annoncé dimanche le ministère chinois du  Commerce dans une annonce sur son site. 

     Au total, 23 secteurs chinois, dont ceux de l’informatique et  de l’environnement, et 37 du Chili, tels que les secteurs de  droits et d’ingénierie, ont été impliqués. 

     L’accord aidera les deux pays à améliorer leur environnement  d’investissements, à créer des opportunités commerciales et à  baisser les coûts commerciaux, selon le ministère. 

     “L’accord de commerce des services constitue une chance  importante pour la plupart des entreprises chinoises qui veulent  exploiter davantage les marchés chilien et d’Amérique latine”, a  indiqué un porte-parole du ministère, ajoutant que cela signifiait également une pression plus lourde de la part des concurrents  étrangers ainsi que l’introduction de plus de technologies et de  gestion avancées. 

     La Chine et le Chili ont signé en 2005 un accord de libre- échange qui est entré en vigueur en octobre 2006. Le commerce  bilatéral a bondi de 65% sur un an à 14,7 milliards de dollars en  2007. 

     Les deux gouvernements s’efforceront de mettre en vigueur  l’accord de libre-échange de services, signé par le ministre  chinois du Commerce Chen Deming et le vice-ministre chilien des  Affaires étrangères Alberto Van Klaveren, à partir du premier  janvier 2009.

 

L’Amérique latine, où arrive la flamme olympique ce vendredi, tente de se dégager de l’influence économique des Etats-Unis depuis une vingtaine d’années. La Chine est devenue l’investisseur providentiel. Mais aujourd’hui, l’influence de Pékin y est de plus en plus critiquée.

L’express - Les relations sino-sudaméricaines sont récentes. La plupart des gouvernements de l’Amérique du sud n’ont reconnu la République populaire de Chine qu’après la visite de Nixon à Pékin en 1972. Depuis 2000, les relations trans-pacifiques s’amplifient en raison d’intérêts économiques. Mais dans le cadre de leurs échanges, la Chine a tendance à prendre l’ascendant, ce qui déplaît au Brésil, puissance émergente. Le Mexique a, quant à lui, déclaré la guerre à Pékin.

Un flirt économique bancal :

Les non-alignés économiques
Depuis vingt ans, les pays amérindiens cherchent ouvertement à quitter la sphère d’influence économique des Etats-Unis. La Chine leur ont apporté une alternative concrète: un soutien financier sans aucune contrepartie politique. En échange, Pékin veut accéder aux meilleurs prix aux matières premières d’Amérique latine.

La Chine et…

REUTERS/John Kolesidis

Alors que la flamme olympique parcourt le monde, LEXPRESS.fr revient sur l’influence de la Chine dans le monde. Retrouvez nos zooms précédents.

. La Chine et l’Europe: l’économie prime sur la politique

. La Chine et les USA: la guerre des idéologies

D’un côté, les pays du Mercosur (l’union économique des pays d’Amérique latine) profitent des investissements chinois. De l’autre côté du Pacifique, Pékin récupère les richesses latines, à savoir le soja, le pétrole et de nombreux minerais (argent, cuivre, étain). Le cobalt et le nickel cubains sont importés massivement vers Shanghai. Le géant asiatique est souvent le premier consommateur, et donc importateur mondial, de ces ressources.

Retour de dépendance
Les industriels brésiliens, réunis en conférence, ont dénoncé, il y a quelques mois, la nouvelle dépendance de leur pays à la Chine. Ils accusent leur président Lula d’avoir remplacé Washington par Pékin.

Le géant chinois, et sa croissance record de 10% par an, happe les matières premières amérindiennes, tout en inondant les marchés latins des produits manufacturés “made in China”. Pour les dirigeants amérindiens, les capitaux et investissements chinois sont une aubaine: l’Argentine, qui sort difficilement d’une crise financière, a même demandé à Pékin de remplacer le FMI, bailleur de fond temporaire de Buenos Aires.

La stratégie chilienne
Le Chili,champion du libre-échange sur son continent, veut libéraliser le commerce dans les secteurs industriels avec la Chine, la plaçant dans la même position que les Etats-Unis. Selon certains économistes, la suppression des barrières douanières serait une catastrophe pour le Chili. Mais le ministre de l’Economie veut provoquer une guerre ouverte entre les produits chinois et américains. Par principe, cette concurrence devrait faire baisser les prix.

Le réveil des consciences :

L’intervention d’Hu Jintao
Lors d’une visite d’État effectuée du 11 au 23 novembre 2004 dans quatre pays d’Amérique latine (Brésil, Argentine, Chili et Cuba), le Président chinois Hu Jintao a conclu des ententes permettant de débloquer des investissements de plus de 30 milliards de dollars en Argentine et au Brésil au cours des prochaines années.

La reprise actuelle de l’économie brésilienne est d’abord et avant tout reliée aux exportations, la Chine en constituant assurément l’une des plus puissantes locomotives. Le dollar ne règne plus sur les puissantes émergentes que sont le Brésil, l’Argentine et le Chili.

Des sino-dollars critiqués
Cette domination financière de Pékin inquiète les industriels amérindiens, directement concurrencés par les produits manufacturés chinois. Les producteurs argentins de soja sont les premiers à avoir sonné l’alarme en 2006: ils menacent aujourd’hui de bloquer les exportations de la fève vers le géant chinois. Selon l’un des plus puissants exploitant de mines d’argent du Brésil, l’union commerciale du Mercosur doit être complétée “avant de pactiser avec le diable” chinois.

Guerre ouverte avec le Mexique
Le cas de Mexico est un peu différent. La Chine a ravi au Mexique sa position de deuxième fournisseur de l’économie américaine. Depuis que le Chine veut entrer à l’Organisation mondiale du Comerce, le gouvernement mexicain n’a eu de cesse de réclamer un approfondissement de l’ALENA, le Traité de libre-échange nord-américain, qui permettrait au Mexique de renforcer sa position stratégique de partenaire privilégié de l’économie américaine.

Quelques chiffres

Population Amérique latine/Chine : 600 / 1322 millions d’habitants
Superficie Amérique latine /Chine : 18,4 / 9,6 millions de km²
Densité Amérique latine /Chine : 49 / 136 habitants/km²
 Indice de développement humain (calculé à partir du niveau de vie, de la santé et de l’éducation de la population) : 0,869 pour l’Argentine (38e rang mondial en 2005, avant la crise financière) 0,821 pour le Mexique (53e rang mondial) 0,8 pour le Brésil (70e rang mondial) 0,761 pour la Chine (81e)

 

La Grande Bretagne, qui était traditionnellement le premier importateur de vins chiliens, vient de se faire détrôner par les USA, où les ventes ont été particulièrement dynamiques sur les deux premiers mois de 2008. En janvier et février, les Etats-Unis ont importé pour 12.8 M$ (8,07 M€) de vins chiliens, contre 12.2 M$ (7,7 M€) au Royaume-Uni.
Les professionnels chiliens estiment que leurs vins sont en mesure de devenir leaders sur le marché américain des vins importés. Ils affirment que les consommateurs américains sont prêts à payer les vins plus chers alors que d’autres marchés, comme le Royaume-Uni, sont plus orientés vers les vins à plus bas prix. Au cours des dix dernières années, la tendance générale dans l’industrie viticole chilienne a été de développer des vins plus chers et les producteurs chiliens ont encore augmenté leur prix sur le marché nord-américain pour compenser les coûts liés à la faiblesse du dollar. Juan Somavia, porte-parole de l’industrie chilienne du vin, estime cependant que l’augmentation des prix doit être maniée avec prudence parce que les USA sont entrés dans une période de récession économique. : « Est-ce que cela affectera la consommation de vin ? Nous ne le pensons pas, mais c’est quelque chose que nous devons surveiller de près. »

[ Source : La Tercera ]

 

Le Monde - Chaque jour, de sourdes explosions secouent Chuquicamata. Des flancs grisâtres de la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert du monde se détachent d’énormes blocs de roche. Des grues géantes remplissent la noria de camions qui remontent 400 tonnes chacun de cet entonnoir profond de 1 000 mètres. Les lignes électriques qui maillent le ciel, venues des centrales installées sur la côte Pacifique, sortent du désert pour alimenter les usines de traitement du minerai de Codelco, numéro un mondial du cuivre.

Dans le nord du Chili comme ailleurs, le cuivre et l’électricité forment un couple indissoluble. Le groupe public chilien - un des rares à ne pas avoir été privatisé sous la dictature de Pinochet - consomme à lui seul 15 % de l’électricité du pays. Codelco, qui vient d’annoncer 10,4 milliards de dollars d’investissement en six ans pour accroître la production, trouvera-t-il l’énergie nécessaire dans un pays touché par l’interruption des livraisons de gaz argentin ?

Une caricature publiée en 2007 par le grand quotidien de Santiago El Mercurio résume la situation : elle croque les présidents bolivien et argentin, Evo Moralès et Nestor Kirchner, resserrant la vanne d’un gazoduc approvisionnant le Chili. Si Santiago a, depuis la fin du XIXe siècle, un contentieux territorial avec La Paz qui la prive du gaz bolivien, c’est l’impossibilité de Buenos Aires d’en fournir plus en raison de sa propre consommation qui a entraîné l’effondrement des approvisionnements depuis 2004.

“UNE RÉPONSE STRATÉGIQUE”

Le Chili n’a pas de source d’énergie fossile (pétrole, charbon, gaz). “S’il y a un grave incident cet hiver, il sera difficile d’éviter un black-out”, prévient le ministre de l’énergie, Marcelo Tokman. Et le bas niveau des réserves d’eau risque de limiter le recours à la production d’hydroélectricité. Ce n’est pas un hasard si la présidente de la République, Michelle Bachelet, a fait 1 300 kilomètres depuis la capitale, lundi 24 mars, pour poser la première pierre du terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) et de l’usine de regazéification de Mejillones (Nord).

Financé à parts égales par Codelco et Suez, il doit entrer en service début 2010. “Enfin !”, s’est exclamé Mme Bachelet en présentant le projet comme “une réponse stratégique aux besoins du Chili” et un moyen de diversifier ses sources d’approvisionnement. “L’usine mettra fin à la menace de rupture des approvisionnements”, se félicite le patron de Coldelco, José Pablo Arellano. Cet investissement de 500 millions de dollars est vital pour le développement économique du Nord, qui ne concentre que 6 % des 16 millions d’habitants et se vit comme le parent oublié du Chili.

Le projet sera-t-il rentable ? “La profitabilité est en ligne avec les risques encourus”, répond prudemment Dirk Beeuwsaert, patron de Suez Energy International. Gouverné par une coalition de centre-gauche, le Chili n’est pas revenu sur le modèle économique très libéral hérité de Pinochet, et le secteur de l’énergie est très concurrentiel. Le projet de Mejillones repose pour l’heure sur un contrat de fourniture de gaz courant sur trois ans (2010-2012), correspondant à 1 100 MW de capacité de production, dont 450 MW sont destinés à quatre groupes miniers (Codelco, BHP Billiton…).

Ces derniers peuvent changer de source d’énergie dès 2013, au profit du charbon par exemple. Suez, qui pense mettre en service deux centrales au charbon à Mejillones en 2010, attend pour construire un réservoir à terre. Il se contente, pour l’heure, de stocker le GNL sur un méthanier fixe. Les industriels, eux, paient au prix fort une électricité produite à partir du diesel (jusqu’à 220 dollars le MWheure). “Suez est en train discrètement de constituer une carte de couverture des besoins locaux et se positionne lentement comme l’un des acteurs gaziers clés pour le continent américain”, analyse Patrice Lambert-de Diesbach, analyste chez CM-CIC Securities.

La crise a aussi relancé l’option nucléaire. Elue en 2006 sur un programme rejetant cette source d’énergie, Mme Bachelet a dû infléchir sa position dès 2007 devant la menace de pénurie. Elle a confié à un groupe d’experts une mission de réflexion sur la mise en service d’une centrale à la fin de la décennie 2010.Même si le projet est risqué dans un pays où la terre tremble chaque jour.

Jean-Michel Bezat

 


Bionersis annonce la signature de son premier contrat ERPA (Emission Reduction Purchase Agreement) de vente à terme de crédits-carbones (CER) produits par les 2 premiers projets CDM (Clean Development Mechanism) de Bionersis au Chili, sur la période de 2008 à 2012.

 

Le volume du contrat est à hauteur de 500.000 tonnes d’équivalent CO2 (TeqCO2), soit un volume annuel moyen de 100.000 TeqCO2.

 

Le prix de vente est fixé à 80% du prix spot au moment de la livraison. A titre d’exemple, sur la base du cours actuel de 15,60 euros (strip Dec 2008 - Dec 2012), le montant de ce contrat est d’environ 6.240.000 euros réparti sur 5 ans.

 

De plus, le contrat garantit à Bionersis le prix de vente minimum (floor) de 10,50 euros assurant une forte profitabilité et visibilité de l’opération, quel que soit le prix futur des CERs.

 

Stéphane Vidaillet, directeur du financement Carbone chez Bionersis, précise : “La signature de ce contrat représente une étape fondamentale dans le développement de la société puisqu’il inaugure le volet commercial de la revente des crédits -carbone”. “La vente à terme d’une partie des CER offre l’avantage d’un prix minimum très supérieur à notre prix de revient, garantissant ainsi un bon niveau de profitabilité pour les 2 projets CDM concernés, sans risque de marché”. “Nous prévoyons de vendre les CER excédentaires provenant des projets CDM concernés sur le marché spot, pour bénéficier de la hausse attendue des prix de marché à moyen et long terme”

 

Bionersis est un acteur global du secteur des énergies renouvelables, spécialiste de la valorisation des biogaz de décharge.

 

Dans cette filière très productive en crédits-carbone, Bionersis développe un business model innovant particulièrement adapté aux marchés d’Amérique Latine et d’Asie. Bionersis contribue ainsi au développement durable des pays dans lesquels elle opère.

 

Bionersis est cotée sur le Marche Libre d’ Euronext depuis 2007.

 

Le Chili – pays andin qui possède 39 % des réserves mondiales de cuivre - a décidé d’investir près de 22 milliards de dollars dans la production du métal rouge et d’autres métaux dans les six prochaines années.La hausse soutenue des cours du cuivre motive cette décision.

A noter par ailleurs que le gazier français Suez et le premier producteur de cuivre chilien Codelco ont lancé, au nord du Chili, la construction d’un terminal de gaz naturel liquéfié.

Les investissements chiliens concerneront l’or, l’argent mais surtout le cuivre dont le Chili, l’un des grands producteurs mondiaux, détient 35% du marché mondial, selon les estimations officielles.

Les investissements des six prochaines années atteindront 18,6 milliards de dollars dans des projets liés au développement des gisements de cuivre aujourd’hui en exploitation.

Le géant Codelco, appartenant à l’Etat chilien, sera le principal investisseur avec 10,4 milliards de dollars afin d’augmenter sa production de cuivre qui a atteint 1,58 million de tonnes en 2007, selon la Commission chilienne du cuivre. Le ministère des mines estime qu’en 2014 le Chili sera capable de produire 6,46 millions de tonnes de cuivre contre 5,4 M/T actuellement.

Depuis 2003 le prix du cuivre est passé de 0,80 dollars à 3,74 dollars par livre à la bourse des métaux de Londres et certains opérateurs estiment qu’avec les achats en provenance de Chine les prix pourraient passer à 4 dollars voire 5 dollars la livre dans les prochaines années. Et ce d’autant plus que l’offre présente sur le marché éprouve quelques difficultés à répondre à la demande.

La Commission d’Etat du cuivre du Chili (Cochilco) a indiqué au début du mois que les stocks de cuivre sur le plan mondial étaient, selon LME, de 196.000 tonnes, soit le niveau le plus bas depuis octobre 2007.

Néanmoins, les experts mettent en garde contre la baisse éventuelle des cours du cuivre, la production devant augmenter d’environ 850. 000 tonnes, lorsque de nouvelles mines entreront en opération dans le deuxième semestre de l’année 2008 dans les importants pays producteurs de cuivre, tels que le Chili.

Selon M. Juan Carlos Guajardo, directeur exécutif du Centre chilien des études du cuivre et des mines (Cesco), alors que le cours du cuivre approchait un dollar la livre, les mines n’ont pas réalisés de gros investissements, se contentant d’améliorer la production et retardant l’exploration et l’agrandissement des gisements. Les compagnies reprennent désormais leurs investissements après des prévisions en hausse de la demande chinoise qui approcherait des 6,2 millions de tonnes à fin 2012, ce qui représenterait une croissance annuelle moyenne de 7,8%.

Pour répondre à ses besoins en énergie le Chili est en train de construire deux terminaux de GNL dans le nord du pays avec la participation de Codelco.

Premier producteur de cuivre, le Chili n’en est pas moins pauvre en pétrole et en gaz naturel. Jusqu’à maintenant le pays importait 80 % de son gaz d’Argentine. Une importation suspendue récemment à cause du mauvais temps. Avec le nouveau projet élaboré avec Suez, le Chili espère diminuer sa forte dépendance énergétique.

 

CALAMA (Dow Jones)–Le groupe franco-belge Suez (SZE.FR) envisage la construction de nouvelles centrales électriques au Chili au cours de la prochaine décennie, ce qui représenterait des dépenses d’investissement d’environ 3,3 milliards de dollars, rapporte mardi un cadre dirigeant.
“Nous prospectons au centre du Chili, étant donné les besoins croissants du pays pour les 15 prochaines années”, a déclaré aux journalistes Manlio Alessi, qui dirige la filiale locale de Suez, Suez Energy Andino. Il estime que la demande sur le réseau central alimentant la majorité de la population du pays croît de 100 mégawatts par an environ.
Suez décidera cette année si ces projets verront le jour ou non, a indiqué Manlio Alessi.

 


Le gazier français Suez et le premier producteur de cuivre chilien Codelco ont lancé, au nord du Chili, la construction d’un terminal de gaz naturel liquéfié. Ce secteur attire tous les gaziers mondiaux. (Récit : L. Thomas Richard) Coup d’envoi pour le premier terminal de gaz naturel du Chili. Le projet, lancé par le gazier Suez et le producteur de cuivre Codelco, est une aubaine pour le pays. Depuis quelques années, le Chili est en effet en proie à une crise énergétique.

 Premier producteur de cuivre, le Chili est pauvre en pétrole et en gaz naturel. Jusqu’à maintenant le pays importait 80 % de son gaz d’Argentine. Une importation suspendue récemment à cause du mauvais temps.

 Avec ce projet, le Chili espère diminuer sa forte dépendance énergétique.

500 millions de dollars d’investissement

“Avec ce terminal, nous pourrons dans un premier temps régler nos problèmes de dépendance énergétique en gaz avec l’argentine. il devrait aussi nous permettre de réduire nos couts de production en électricité pour nous rendre plus compétitif”, explique Marcelo Tokma, ministre de l’Energie chilien.

Ce projet pharaonique a nécessité un investissement de 500 millions de dollars. Il aura une capacité d’émission de 5,5 millions de mètres cube de gaz par jour.

Le terminal, qui sera détenu à parts égales par Codelco et Suez, devrait être opérationnel début 2010.

Pour “le Chili et notre planète”

Les grands groupes gaziers misent tous, aujourd’hui, sur le gaz naturel liquéfié, un secteur très porteur, une énergie plus douce pour l’environnement, et “dont a besoin le Chili et notre planète”, assure  la présidente de la République du Chili, Michelle Bachelet.

Le gazier européen Suez contrôle déja 8 % du marché mondial du gaz naturel liquifié. Avec ce terminal, le groupe souhaite consolider ses positions en Amérique latine, marché en pleine croissance.

Il devrait ouvrir d’autres terminaux au Chili pour répondre à la forte demande en énergie.

 

(CercleFinance.com) - Evialis annonce avoir conclu un accord pour la reprise de 70% de Malta Cleyton, l’un des leaders du marché mexicain de la Nutrition Animale, sous réserve de l’autorisation des autorités mexicaines de la concurrence.

L’accord prévoit l’acquisition de 50% des titres dès obtention du feu vert des autorités mexicaines, et 20% supplémentaires dans un an. Les 30% restant seront partagés entre les actionnaires actuels, à savoir 10% pour la coopérative américaine Growmark et 20% pour l’équipe de Direction.

‘ Cette opération s’inscrit dans la ligne stratégique des deux entreprises. Malta Cleyton se dote d’un nouvel actionnaire de référence qui lui apporte son soutien scientifique, technique et commercial, au service d’une croissance soutenue. Et Evialis met en oeuvre son déploiement international en s’implantant sur le 4ème marché mondial ‘ indique le groupe.

Avec près de 600 000 tonnes de produits commercialisés, le chiffre d’affaires de Malta Cleyton avoisine les 130 millions d’euros. Elle emploie environ 700 personnes, réparties sur 10 sites industriels, couvrant l’intégralité du pays et compte, depuis 3 ans, une implantation au Brésil.

‘ Avec cette acquisition, Evialis va presque doubler son chiffre d’affaires international, le portant environ au tiers de son activité totale ‘ conclut le groupe.

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