La société publique de télécommunications du Costa Rica a porté plainte contre le groupe franco-américain Alcatel-Lucent et lui réclame 60 millions de dollars de dommages et intérêts pour non respect d’un contrat de téléphonie cellulaire.

L’ICE, société publique de télécommunications du Costa Rica, a rompu en février 2007 avec Alcatel-Lucent son contrat portant sur un réseau de 400.000 lignes de téléphonie mobile, en raison d’une couverture déficiente et à la suite d’un grand scandale de corruption qui a éclaboussé la société française et la classe politique du Costa Rica.

Le groupe franco-américain a reçu en début de semaine la notification de la plainte de l’Institut costaricien d’électricité (ICE), monopole public dans les télécommunications et l’électricité, qui a refusé la proposition d’Alcatel-Lucent de lui donner des équipements d’une valeur de 60 millions de dollars, précise la porte-parole de l’ICE, Adriana Viquez dans une déclaration faite à l’Agence France Presse (AFP).

Le Parquet général du Costa Rica accuse le groupe franco-américain d’avoir versé 17,8 millions de dollars de pots de vin pour obtenir des marchés publics dans ce pays d’Amérique centrale. Les ex-présidents costariciens Miguel Angel Rodriguez (1998-2002) et José Maria Figueres (1994-1998). Ce dernier a reconnu avoir reçu 900.000 dollars d’Alcatel entre 2000 et 2003 en rémunération de travaux de consultant. Quant à Christian Sapsizian, adjoint du vice-président d’Alcatel Amérique latine, il a reconnu également avoir versé des dessous de table au Costa Rica.

“Nous sommes prêts à tout pour résoudre cette affaire”, a déclaré au quotidien La Republica le président de l’ICE, Pedro Quiros. Alcatel se présente comme une victime et a déposé plainte pour escroquerie, détournement de fonds et association illicite contre Christian Sapsizian et Edgar Valverde, l’ancien directeur d’Alcatel au Costa Rica.

latribune.fr

 

L’Accord d’Association qui se négocie actuellement entre l’Union européenne (UE) et l’Amérique centrale aura des conséquences extrêmement lourdes sur les relations entre les deux régions. Ces négociations ne peuvent donc pas se transformer en une course contre la montre !

Présent lors du 3ième tour des négociations UE-Amérique centrale tenu du 14 au 18 avril 2008 au Salvador, Oxfam International a rappelé la nécessité de ne pas imposer de date butoir pour l’obtention d’un accord final. “L’Union européenne et les gouvernements d’Amérique centrale doivent trouver un rythme de négociation adapté aux deux régions. Le dialogue ne peut se transformer en une compétition dans laquelle le premier arrivé gagne le trophée. Pour arriver à un accord, aucune date butoir ne doit être imposée” déclare Asier Malax, porte-parole d’Oxfam International en Amérique centrale.

Poids lourd, poids plume
Pour que l’Accord soit un véritable succès, il faut en outre que Bruxelles reconnaisse les asymétries qui existent entre les deux régions. Après les protestations d’une grande partie de la société civile et de plusieurs gouvernements d’Amérique centrale, l’UE ne peut continuer comme si de rien n’était et maintenir son plaidoyer pour l’établissement d’un traité de libre échange réciproque. Il est donc nécessaire que les grandes différences entre l’Europe et l’Amérique centrale soient reflétées dans l’Accord.

L’Accord d’Association ne doit pas se transformer en une menace pour les populations les plus défavorisées d’Amérique centrale. Dans cette optique, la question de l’augmentation des prix alimentaires doit être mise sur la table des négociations afin de réduire la vulnérabilité de la région face à l’augmentation continue des prix alimentaires.

Faire face à la croissance des prix
“Face à l’augmentation alarmante des prix alimentaires, l’Amérique centrale doit se préparer à affronter une situation affectant principalement les pauvres, et notamment les femmes. Il faut donc cesser d’insister sur la libéralisation commerciale”, explique Malax. “A court terme, les pays d’Amérique centrale doivent prendre des mesures efficaces pour faire face à la crise de sécurité alimentaire et promouvoir le développement rural à travers l’agriculture familiale.”

Les négociations entre l’Union européenne et l’Amérique centrale doivent prendre en compte les intérêts des populations les plus défavorisées. La vulnérabilité de ces dernières ne fera que croître avec l’augmentation des prix alimentaires. Oxfam International demande donc à l’Union européenne qu’elle prenne en compte les risques encourus par les pays d’Amérique centrale et qu’elle ne mette pas de pression sur ces derniers afin qu’ils acceptent un accord moins avantageux que les préférences commerciales actuellement en vigueur.

 

Seul pays au monde à avoir supprimé son armée, le Costa Rica consacre depuis plus d’un demi-siècle à des politiques sociales et environnementales le budget que ses voisins engloutissent dans les dépenses militaires. Pionnier de l’éco-tourisme et de la préservation de la biodiversité (26 % du territoire est englobé dans des parcs nationaux), le Costa Rica, qui produit 95 % d’électricité verte et mène une politique active de reboisement, envisage sereinement de devenir d’ici à 2021 le premier Etat au monde à atteindre la neutralité climatique.

En février 2008, à l’occasion de la conférence du « Programme des Nations Unies pour l’environnement » (PNUE) de Monaco, le Costa Rica a rappelé son ambition de devenir le premier pays neutre en terme de CO2 dès 2021, année du bicentenaire de son indépendance.
Un objectif qu’aucun pays riche n’a eu l’audace de se fixer, mais qui est à la portée de ce petit Etat d’Amérique centrale, exemplaire dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et la préservation de l’environnement.
Qu’on en juge : en matière d’énergies renouvelables, le Costa Rica produit déjà 95 % d’électricité verte, essentiellement grâce à ses centrales hydroélectriques, à ses sources thermales, et, de plus en plus, à l’énergie éolienne.
Dans ce domaine, le Costa Rica détient déjà le record de production d’électricité éolienne par habitant de toute l’Amérique Latine.

95 % de la population alphabétisée

Evidemment, cette préférence pour les énergies renouvelables a surtout été dictée par la géologie et la géographie de ce pays montagneux. Comme l’explique Roxana Pinto, ambassadeur du Costa Rica en France, « nous n’avons ni pétrole ni charbon, et nous avons naturellement misé sur notre principale richesse énergétique : l’eau. Dès 1949, le développement de l’électricité hydraulique et le déploiement du réseau dans les zones rurales a été une priorité nationale. Aujourd’hui, 98 % de la population a l’électricité. »
Une performance digne des pays développés, dont le financement a été rendu possible par la décision du Costa Rica de supprimer son armée en 1949.
Ce choix, unique dans l’Histoire, a en effet permis à ce pays d’allouer à ses politiques de développement économique, social et sanitaire, les milliards que ses voisins engloutissent tous les ans dans les dépenses militaires.
Grâce à cela, le Costa Rica « a éradiqué les maladies tropicales, alphabétisé 95 % de la population, et fait progresser les droits des femmes : nous sommes par exemple au troisième rang mondial pour le nombre de femmes qui siègent à un gouvernement. Mais la suppression de l’Armée aura tout de même eu une conséquence négative : nos routes et nos ponts ne sont pas d’aussi bonne qualité que chez nos voisins, où les militaires exigent les meilleures infrastructures routières », reconnaît Roxana Pinto.

Parcs nationaux : 26 % de la superficie du Costa Rica

Mais à toute chose malheur est bon : le mauvais état des routes costaricaines, en limitant la pénétration de l’Homme à l’intérieur des terres, a permis de préserver une biodiversité exceptionnelle qui constitue désormais un atout économique pour le pays. Pionnier de l’éco-tourisme, le Costa Rica, peuplé de 4 millions d’habitants, attire près de deux millions de touristes chaque année, avides de découvrir un pays qui concentre 6 % de la biodiversité mondiale sur 0,03 % de la surface terrestre.
Et la mise en valeur de la Nature est bien antérieure au boom du tourisme des années 90. Dès les années 60, l’Etat a en effet pris la décision de sanctuariser les éco-systèmes les plus exceptionnels, au point qu’aujourd’hui, les Parcs Nationaux englobent 26 % de la superficie du pays.
Et, grâce à une politique de reboisement intensif, la forêt ne cesse de gagner du terrain au Costa Rica : plus de cinq millions d’arbres ont été plantés pour la seule année 2007, soit 1,25 arbre par habitant. Une stratégie financée depuis 1996 par une taxe sur les énergies fossiles, qui permet d’allouer 3,5 % des sommes perçues au « Fonds national de financement des forêts », lequel rétribue les propriétaires terriens pour qu’ils conservent leurs parcelles forestières.

De plus en plus de véhicules

C’est d’ailleurs par le biais de ce reboisement que le Costa Rica compte compenser intégralement ses émissions de CO2 à l’horizon 2021, en séquestrant de cette façon plus de carbone qu’il n’en émet.
Si l’on ajoute à cela la forte part de ses énergies renouvelables, et le fait que sa population « consomme peu d’énergie pour le chauffage et la climatisation, puisque les températures sont comprises toute l’année entre 18 et 24 °C  », on peut raisonnablement penser que le Costa Rica atteindra la neutralité climatique en 2021.
Même si ça ne sera peut-être pas aussi simple qu’il y paraît. D’abord parce que dans un pays de 51 000 km2 déjà fortement boisé, la séquestration du CO2 par le reboisement trouvera vite ses limites.
D’autres part parce que ce pays, qui connaît une croissance annuelle de son PIB de 6 %, se couvre d’industries, et que son parc de véhicules particuliers explose. « Nous allons intensifier nos efforts pour investir dans l’électricité verte, dans un urbanisme durable, et dans le bioéthanol. Le développement des véhicules électriques et des transports en commun est aussi envisagé », rétorque Roxana Pinto.

Lier les annulations de dette aux politiques de développement durable

Oui, mais le poids de la dette extérieure du pays hypothèque grandement l’avenir de ses politiques de développement durable. Car le Costa Rica, de par son statut de pays à revenu moyen, ne peut plus bénéficier d’annulations de dette. « Nous sommes victimes de notre réputation. Notre dette importante nous empêche d’investir davantage dans la lutte contre les inégalités, mais nous n’avons plus accès au fonds de coopération au développement. Aussi, nous proposons à la communauté internationale de lier la coopération et les annulations de dettes aux efforts accomplis en matière de santé, d’éducation, d’environnement et de réduction des dépenses militaires. La solidarité internationale devrait renforcer les pays qui, comme le nôtre, sont exemplaires en la matière, et peuvent servir de modèle à tous les pays en développement », plaide Roxana Pinto.

 

Le Costa Rica est souvent cité en exemple en matière d’écotourisme. Mais celui-ci profite-t-il aux populations locales et à l’environnement ? Le britannique The Guardian est allé en reportage à La Fortuna, dans le nord du pays.

Un peu plus loin, les trombes d’eaux rugissantes dévalent la paroi abrupte sur 70 mètres. Nous nous tenons sur une plateforme d’observation en bois, construite par un groupe associatif local, l’Association de Desarollo La Fortuna, responsable des chutes de La Fortuna au Costa Rica. Carlos, directeur de l’association, a contribué à mobiliser des paysans de la région pour rendre cet ancien terrain public de 15 hectares à son état originel de forêt tropicale. Depuis 1980, les recettes des billets d’entrée à 6 dollars (4 euros) vendus aux touristes pour pénétrer dans cette “forêt de transition” ont permis de construire une route d’accès au site ainsi qu’un parking, des toilettes, un café et une boutique de souvenirs. “Mais nous ne faisons pas de publicité, explique Carlos, car nous ne voulons pas être submergés de visiteurs – nous en recevons déjà entre 200 et 300 par jour.”

A une demi-heure au nord de La Fortuna, où que le regard se tourne, il est attiré par le cratère frémissant de l’Arenal. A l’ombre du cône parfait de ce volcan actif s’étire le plus grand lac artificiel du pays. Juste à côté du barrage hydroélectrique qui lui a donné naissance, un réseau de ponts suspendus permet aux touristes de traverser la forêt tropicale au-dessus de la cime des arbres. “J’ai cultivé cette terre pendant vingt-deux ans, confie Carlos en me conduisant vers sa ferme. J’avais quelques têtes de bétail et je cultivais des noix de macadamia, mais ce n’était pas rentable et je savais que je participais à la détérioration de l’environnement. Il y a deux ans, j’ai décidé de bâtir deux chalets écologiques. Depuis, mon exploitation prend de la valeur de jour en jour.” Carlos craint toutefois que les retombées financières des activités touristiques ne donnent de mauvaises habitudes à la communauté. “La banque nous pousse à nous agrandir, mais nous devons être prudents. Nous ne voulons pas voir débarquer des cars entiers de touristes !”

Mais tout le monde ne partage pas cette vision à La Fortuna. Arenal Mundo Aventura est un “parc tropical écologique” créé par un homme d’affaires local, également propriétaire de Luigi’s, le plus grand hôtel au centre de La Fortuna. Le parc propose notamment l’observation d’une volière de papillons protégée sous des filets, des balades à cheval, de l’escalade et un village maleku, “construit dans la plus pure tradition par une tribu indigène”. Sur le parking d’Arenal Mundo Aventura, j’enfourche un cheval plutôt émacié, et nous filons sur un sentier qui serpente entre un torrent et le village maleku. “Cet endroit est une excellente affaire pour le propriétaire, confie l’un des guides. Nous recevons environ 70 touristes par jour ici, surtout des groupes. Les guides qui travaillent ici ont un salaire mensuel de 170 euros par mois, que le propriétaire a rentabilisé en trois jours d’exploitation, à peu près.” Il ajoute qu’il est prévu de construire un spa, une station d’altitude et un terrain de golf.

Ici ou là, la notion d’écotourisme prend un sens très différent. Faut-il ouvrir au tourisme les biotopes les plus fragiles de la planète ? Ne vaudrait-il pas mieux que ces endroits ne restent accessibles qu’à une poignée de scientifiques et aux communautés indiennes pour mieux les protéger ? “La croissance massive du secteur de l’écotourisme inquiète les biologistes”, affirmait en 2004 un rapport de [l’hebdomadaire scientifique britannique] New Scientist. “De plus en plus d’indices indiquent que nombre d’animaux réagissent mal à la présence de touristes dans leur biotope. Sur le long terme, l’impact des touristes pourrait compromettre la survie même des espèces animales qu’ils viennent admirer.”

Avant de quitter le Costa Rica, je rencontre Diego Bermudez, président du syndicat des guides touristiques costaricains, qui enseigne à l’Institut professionnel du Costa Rica. Lui non plus ne cache pas son inquiétude : “Beaucoup de parcs dépassent le nombre maximum de visiteurs qu’ils sont autorisés à recevoir chaque jour. Il y a dix ans, je voyais cinq couples de quetzals [l’un des oiseaux les plus précieux de la région] par jour dans certains parcs. Aujourd’hui, je dois marcher des heures pour les trouver. Ce n’est pas aux touristes qu’il faut le reprocher – ils ne traversent pas les océans pour le plaisir de détruire nos écosystèmes. Mais nous devons nous doter d’une déontologie pour les entreprises qui font venir des gens ici.”

Repères

• Le Costa Rica s’est acquis une réputation pour sa biodiversité – 5 % des ressources mondiales totales, pour un territoire ne couvrant que 1,1 % de la planète –, la richesse de ses écosystèmes, qui déclinent pas moins de six types de biotopes (voir ci-dessous) différents. Le pays accueille chaque année près de 1,5 million de touristes – chiffre que le gouvernement espère doubler d’ici à 2012. Beaucoup d’entre eux passent par le village de La Fortuna, cité dans l’article ci-contre : il est idéalement situé pour rayonner vers de nombreux sites du nord du pays.
• En écologie, un biotope est un ensemble d’éléments caractérisant un milieu déterminé et uniforme qui héberge une flore et une faune spécifiques (celles-ci sont appelées biocénose). Ensemble, le biotope et la biocénose constituent un écosystème.

 

(Nouvelle Solidarité) — Il y a quelques jours, les ministres de l’Agriculture de l’Amérique Centrale se sont retrouvés à San José au Costa Rica pour étudier des mesures d’urgence qui permettraient d’augmenter la production régionale de céréales. Selon José Grazianao, dirigeant régional de la Food and Agriculture Organization (FAO) des Nations Unies, des millions d’habitants de l’Amérique Centrale sont menacés par des pénuries et des prix très élevés. Il a avertit que les choses iraient en s’aggravant ; la famine risque de s’intensifier au Guatemala, au Nicaragua, au Honduras et à El Salvador parce que ces pays n’ont ni les moyens de produire assez de nourriture, ni l’argent pour payer des produits importés dont les prix s’envolent.

Tandis que le ministre guatémaltèque de l’agriculture souligne la folie qui consiste à nourrir les voitures en produisant des biocarburants au lieu de nourrir les hommes, ses collègues affirment qu’ils ont bêtement suivi les conseils des agences de prêt internationales qui avaient préconisé de réduire la taille des terres cultivables. Un économiste de l’Association des centres de recherche et d’études du Guatemala (ASIES) a dit que le Guatemala se trouvait « sans défense » devant la montée du prix des denrées alimentaires qui composent le panier mensuel de la ménagère qui a augmenté de 22 quetzales depuis le mois de janvier.

Le responsable du programme alimentaire mondial au Salvador, Carlos Scaramella, a averti que la population de ce pays risque de perdre rapidement « l’accès » à la nourriture. Suite à des augmentations du prix du lait, des légumes, du bœuf, du poulet et de l’huile alimentaire, une grève générale a éclaté le 9 avril en République Dominicaine pour protester contre la cherté des prix de l’alimentation et du carburant et pour réclamer des augmentations immédiates de salaires.

Haïti, un pays que Franklin Delano Roosevelt avait réussi à rendre autosuffisant sur le plan alimentaire en 1941, est également secoué depuis plusieurs jours par des émeutes de la faim. Depuis le début des émeutes, au moins cinq personnes ont été tuées par balle et on compte une quarantaine de blessés. Ce pays est devenu le pays le plus pauvre des Amériques, 80% de ses habitants gagnent moins de 2 dollars par jour et ne peuvent pas faire face au doublement des prix du riz, de l’huile, des haricots et des céréales, pourtant des produits qui sont la base de leur régime alimentaire. Le Brésil vient d’annoncer qu’il enverra 14 tonnes de nourriture pour aider Haïti à calmer la crise.

La situation est tellement instable dans toute la région que les ministres des Affaires étrangères de l’Amérique Centrale ont décidé de se retrouver le 19 avril pour faire le point sur la situation.

 


Finzurich un fonds d’investissements basé au Costa Rica, a été choisi aujourd’hui par le tribunal de commerce de Romans-sur-Isère (Drôme) pour reprendre le chausseur de luxe Charles Jourdan, placé en liquidation judiciaire fin décembre.

Le projet de Finzurich, présenté lors d’une audience devant le tribunal de commerce le 29 février, prévoyait le rachat de l’ensemble des actifs du groupe, un investissement de 15 millions d’euros et la reprise de 130 salariés. Il avait les faveurs de Bénédicte Jourdan, la petite fille du créateur, qui avait affirmé la semaine dernière à l’AFP redouter une “vente par compartiments” de l’entreprise pour éponger sa dette de 2,5 millions d’euros.
Charles Jourdan a connu trois redressements judiciaires en cinq ans. Le dernier, le 17 décembre, s’est soldé par la liquidation de l’entreprise et le licenciement de ses 197 salariés. Seuls six d’entre eux ont retrouvé un emploi à ce jour.

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