May 17
Posté par regis dans Sommet UE-ALC - Perou 2008
(AFP) — Le Ve sommet entre l’Union européenne et l’Amérique latine s’est achevé vendredi à Lima dans une atmosphère apaisée, au terme d’une journée de travail consacrée à la lutte contre la pauvreté et le réchauffement climatique, sur fond de préoccupation pour la crise alimentaire.La cinquantaine de présidents et de chefs d’Etat réunis à Lima vendredi se sont séparés dans la soirée après une journée de travaux.
Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, dont le pays est le deuxième producteur de biocarburants après les Etat-Unis, grâce à l’éthanol issu de la canne à sucre, défend leur utilisation, y compris dans le contexte de cette crise alimentaire mondiale.
“On veut décontaminer la planète, combattre le réchauffement global, signer le protocole de Kyoto et quand le Brésil offre un combustible qui n’émet pas de CO2, on préfère en utiliser un, qui en produit, c’est une contradiction”, a déclaré le président Lula.
Le chef du gouvernement espagnol Jose Luis Rodriguez Zapataro s’est efforcé de calmer le débat, assurant que c’était encore prématuré: “Je crois que c’est encore un peu tôt pour entamer le débat sur l’impact (des biocarburants) sur la hausse des prix des aliments, compte tenu du fait qu’il y a aussi de nombreux types de biocarburants”, a-t-il expliqué devant la presse.
A la clôture du sommet la présidente chilienne Michelle Bachelet et son homologue argentine Cristina Kirchner ont proposé une alliance entre l’Amérique latine et l’UE pour affronter la crise alimentaire mondiale.
L’Europe, très préoccupée par les conséquences du réchauffement climatique, défend l’utilisation de ces biocarburants que certains pays latino-américains, dont la Bolivie ou le Venezuela, rejettent totalement.
Les divisions entre les pays de la gauche latino-américaine, emmenée par le bouillant président vénézuélien Hugo Chavez, et ceux défendant une vision plus libérale, ont marqué les différentes interventions de ce sommet.
Les accords de libre-échange entre l’UE et l’Amérique latine, ardemment défendus par les Européens, se sont ainsi heurtés aux réticences de la Bolivie ou de l’Equateur. La “déclaration de Lima” publiée à l’issue du sommet estime néanmoins que leur conclusion est une “priorité politique”.
Les discussions ont eu lieu dans une atmosphère apaisée en dépit de la tension récente entre la Colombie d’une part et le Venezuela et l’Equateur.
La publication cette semaine d’un rapport d’Interpol authentifiant le contenu informatique des archives contenues dans l’ordinateur d’un chef de la guérilla des Farc abattu par l’armée colombienne début mars ont suscité des réactions véhémentes du Venezuela et de l’Equateur, mais sans provoquer de crise à Lima. Bogota affirme que ces archives prouvent l’existence de liens entre les Forces armées révolutionnaires de Colombie et les gouvernements de l’Equateur et du Venezuela.
M. Chavez a dénoncé à Lima une “manipulation” de la part du président colombien Alvaro Uribe, avec qui il a refusé de reprendre le dialogue.
Il s’est également excusé vendredi auprès de la Chancelière allemande Angela Merkel acusée d’être membre d’un mouvement politique ayant soutenu Hitler, l’embrassant même devant les photographes.
Le président français Nicolas Sarkozy s’est fait remplacer par son Premier ministre François Fillon, tandis que les chefs de gouvernement italien Silvio Berlusconi et britannique Gordon Brown se sont fait excuser.
Dans la nuit quelque 20.000 personnes se sont réunies “contre le libéralisme” dans le centre à l’occasion d’un concert pour la clôture du “sommet des peuples”. La sphère altermondialiste s’était donnée rendez-vous pour conspuer le sommet.
Le président bolivien Evo Morales y a fustigé “l’industrialisation à outrance qui ne permettra jamais de préserver l’environnement” et prédit qu’on “n’éliminera pas la pauvreté tant que l’on ne renversera pas le capitalisme inhumain”.
M. Chavez a quitté Lima juste après la fin du sommet.
May 17
Posté par regis dans Sommet UE-ALC - Perou 2008
AlterPresse - Le premier vice-président du Conseil d’Etat et du conseil des ministres cubain, José Ramon Machado Ventura. a suggéré à l’Union Européenne de « donner l’exemple » en décrétant l’annulation de la dette extérieure des pays latino-américains et caribéens.
Le dignitaire cubain a lance cet appel au cours du Ve Sommet Amérique latine et Caraïbes-Union européenne (ALC-UE), qui a pris fin ce 16 mai à Lima. Les deux principaux thèmes abordés étaient : « Pauvreté, inégalités et inclusion sociale » et « Développement durable : environnement, changement climatique, énergies ».
Le dirigeant cubain a estimé que la faim, l’analphabétisme, le chômage et l’insalubrité dont souffrent des centaines de millions de personnes sont incompatibles avec la construction d’un monde régi par le respect des droits de tous ses habitants.
« L’or, l’argent et les richesses provenant de la sueur et du sang de nos peuples ont financé la construction de riches palais dans les métropoles du Nord », a relevé le vice-président cubain.
Selon lui, le sous-développement et la pauvreté dont souffrent l’Amérique latine et les nations caribéennes sont autant de conséquences « de la conquête, de la colonisation et de l’esclavage, du néocolonialisme et de l’ordre mondial en vigueur », qui favorise « le gaspillage et la pauvreté extrême ».
Cependant, l’Europe a encore la possibilité de « s’acquitter de sa responsabilité et de faire un apport important à l’édification d’un monde équitable et juste », a estime le dirigeant cubain.
Il a invite l’Union européenne a « donner l’exemple et annuler la dette extérieure des pays de l’Amérique latine et de la Caraïbe », qui a « déjà été amortie plus d’une fois ».
« L’Union Européenne devrait réduire et, finalement, éliminer les subventions agricoles onéreuses, qui influent sur la hausse des prix et affectent les producteurs latino-américains et caribéens », a ajouté le vice-président du Conseil d’Etat et du conseil des ministres de Cuba.
D’autre part, il a fait valoir que les accords recherches par l’UE avec les pays latino-américains impliquent des conditions qui ne tiennent pas compte des nécessités des peuples de cette région.
« Si l’Union européenne destinait à la construction d’ouvrages sociaux en Amérique latine les 10% des sommes qu’elle consacre chaque année aux dépenses militaires, au moins 30 milliards de dollars par an pourraient servir à la construction d’écoles et d’hôpitaux dans notre région », a fait remarquer le dirigeant cubain.
« Ce qui manque pour bâtir un monde de solidarité et de justice réelles pour tous, c’est la volonté politique, a-t-il martelé. [
May 13
Posté par regis dans Sommet UE-ALC - Perou 2008
MADRID / LIMA, mardi 13 mai 2008 (LatinReporters.com) - Pauvreté, environnement, crise alimentaire, commerce et accords d’association sont au menu du Ve Sommet Union européenne - Amérique latine et Caraïbes (UE-ALC) qui réunit cette semaine à Lima, capitale du Pérou, chefs d’Etat et de gouvernement ou ministres de 60 pays. Les 33 de l’ALC dessinent deux Amériques latines distinctes. La radicale menée par le Vénézuélien Hugo Chavez s’éloigne des paramètres de l’UE.
Pour avoir entamé sa carrière politique au Parti communiste mexicain et l’avoir conclue provisoirement comme ministre des Relations extérieures de l’ex-président conservateur du Mexique Vicente Fox, compte tenu aussi de sa réputation singulière d’ancien espion au service tant de Cuba que de la CIA, Jorge Castañeda, actuellement professeur d’Etudes latino-américaines à l’Université de New York, est peut-être bien placé pour différencier sans parti pris excessif les deux Amériques latines.
Selon M. Castañeda (*), l’une, “proche ou sous la férule -selon l’optique- du consensus dit de Washington, suit le chemin de la démocratie représentative -avec tous ses bémols-, de l’économie de marché et de la globalisation -avec ses insuffisances irréfutables-, maintenant des relations cordiales, bien que non dépourvues de désaccords, avec les Etats-Unis. Ce camp inclut le Mexique, la République dominicaine, le Costa Rica, le Panama, la Colombie, le Pérou, le Chili, l’Uruguay et le Brésil”.
L’ex-ministre mexicain aurait pu citer l’Union européenne aux côtés des Etats-Unis comme référence de valeurs relatives définissant ce groupe. Un accord d’association, à la fois politique, de coopération et de libre-échange lie en effet depuis plusieurs années l’UE au Mexique et au Chili. Le Mexique vient en outre, comme le Brésil l’an dernier, d’être élevé au rang de partenaire stratégique des 27 pays de l’Europe communautaire, un niveau de relations que l’UE ne maintenait auparavant qu’avec les Etats-Unis, la Chine et la Russie.
Le Brésil de Luiz Inacio Lula da Silva, le Chili de Michelle Bachelet et l’Uruguay de Tabaré Vazquez, trois pays souvent cités parmi ceux symbolisant la nouvelle gauche latino-américaine, n’en sont pas moins, selon tous les analystes, des social-démocraties s’appuyant, comme l’Union européenne, sur l’économie sociale de marché.
Quant à l’autre Amérique latine, Jorge Castañeda la décrit comme celle “du proverbial “axe du bien” (ou “du mal”, à nouveau selon l’optique), étatique, globalophobe, prisonnière de tentations autoritaires et/ou de démocratie “participative”, antiaméricaine, convaincue qu’un “autre monde est possible”, régie par La Havane et Chavez (la survie du second est une question de vie ou de mort pour le gouvernement insulaire) et avec des antennes importantes, au sein et hors du pouvoir, au Mexique (Lopez Obrador et le PRD), au Salvador (le FMLN), au Nicaragua, en Colombie (les FARC et une partie du Pôle Démocratique), en Equateur, en Bolivie, en Argentine, et maintenant très probablement au Paraguay”.
Selon M. Castañeda, “aucun des deux camps n’est chimiquement pur: des forces du premier abondent au sein du second et de nombreux gouvernements du premier groupe se voient assiégés par des forces financées et organisées par des gouvernements du second. Plus encore, quelques pays, surtout l’Argentine et dans une moindre mesure le Guatemala, oscillent entre les deux camps”.
Concrètement, la gauche radicale antiaméricaine et hostile à des degrés divers à l’économie de marché est actuellement au pouvoir au Venezuela, à Cuba, au Nicaragua, en Equateur, en Bolivie et probablement bientôt au Paraguay, lorsque Fernando Lugo, “l’évêque des pauvres” vainqueur de la récente élection présidentielle, sera investi le 15 août prochain. L’Argentine de Cristina et Nestor Kirchner n’a pas encore clairement choisi son camp, mais la lente résurgence d’un populisme autoritaire argentin la rapproche, comme ses besoins financiers, du Venezuela pétrolier de Hugo Chavez et de son socialisme dit bolivarien.
Des pays radicaux participent aux trois négociations régionales ouvertes par l’UE avec les Latino-Américains pour la conclusion d’accords d’associations avec l’Amérique centrale, la Communauté andine et le Mercosur (marché commun sud-américain formé par le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, la pleine adhésion du Venezuela étant imminente). Or, la philosophie même de ces accords, censés notamment protéger l’initiative et les investissements privés, est régulièrement critiquée par les tenants du “socialisme du 21e siècle” au pouvoir à Caracas, Quito et La Paz.
Jorge Castañeda estime que le camp des radicaux “dispose aujourd’hui de la capacité de réaliser le vieux rêve du Che Guevara: non “un, deux, de nombreux Vietnams”, mais un, deux, beaucoup de Venezuelas, dans le sens de conquérir le pouvoir par les urnes, le conserver, le transformer et le concentrer par l’intermédiaire de la révision constitutionnelle et la création de milices armées et de partis monolithiques, tout cela financé par le pétrole de PDVSA [le monopole public vénézuélien] et défendu et promu par des cadres de sécurité cubains, avec l’encouragement de politiques sociales erronées à long terme mais séductrices à court terme, menées sur le terrain par des médecins, enseignants et instructeurs cubains, appuyés, théoriquement et de plus en plus pratiquement, par les armes russes fournies à Caracas”.
Colombie, FARC, Chavez et Interpol
“Dans ce schéma, le joyau de la couronne est la Colombie” prétend Jorge Castañeda. Il croit que ce grand voisin du Venezuela est actuellement l’objectif prioritaire des ambitions géo-politiques de la gauche bolivarienne.
Cette inquiétude pourrait rebondir au sein du sommet de Lima et le compliquer. Car la veille même de la réunion des chefs d’Etat ou de gouvernement des 60 pays de l’UE-ALC, les 16 et 17 mai, Interpol, l’internationale policière regroupant 188 pays, devrait se prononcer sur l’authenticité des disques durs des trois ordinateurs portables saisis le 1er mars dernier par l’armée colombienne lors d’un raid au nord de l’Equateur contre un camp de la guérilla marxiste des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie).
Les ordinateurs appartenaient au nº2 de cette guérilla, Raul Reyes, tué pendant l’attaque. Déjà diffusés partiellement par de nombreux médias internationaux, des messages Internet contenus dans les ordinateurs dévoileraient notamment les liens politiques, financiers et militaires unissant les FARC au président vénézuélien Hugo Chavez. Leur utilisation politique concertée d’otages de la guérilla, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, serait également révélée.
Selon ces messages, le président équatorien Rafael Correa et son homologue nicaraguayen Daniel Ortega soutiendraient aussi les guérilleros marxistes, qui veulent renverser le président conservateur colombien Alvaro Uribe. En outre, dans des camps établis notamment au Venezuela, les FARC initieraient au maniement d’armes et d’explosifs des candidats révolutionnaires de divers pays latino-américains, dont le Mexique, le Brésil et le Pérou. “Mensonges impérialistes” réplique Chavez.
(*) Análisis “Los mejores y peores días de América Latina” - Jorge Castañeda, El País, Madrid, 07/05/2008.
par Christian Galloy
Apr 05
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Le Temps.ch - EMERGENTS. La réappréciation des emprunts du pays reflète le découplage financier de l’Amérique latine.
Pierre-Alexandre Sallier
Depuis mercredi, l’agence de notation Fitch estime l’Etat péruvien assez fiable dans ses remboursements pour adjoindre à ses emprunts le label «investissable». Prêter au Pérou n’apparaît, selon Fitch, pas plus risqué que de financer l’Inde, ou la Croatie! Une décision motivée par «l’amélioration de la situation budgétaire et de la solvabilité extérieure du pays», justifie Theresa Paiz Fredel, responsable de la notation en Amérique latine. Les exportations d’argent, d’étain, de cuivre ou d’or ont permis au gouvernement «d’utiliser cette manne pour investir dans les infrastructures et rembourser ses dettes», poursuit cette dernière.
Un Etat en défaut il y a huit ans
Si elle n’a pas encore été confirmée par Moody’s et Standard & Poors - les deux autres agences de notation - cette décision sonne comme une revanche pour un pays, qui, en 2000, avait fait défaut sur des dettes de 4,8 milliards de dollars. L’un de ses créanciers, le fonds «vautour» Elliot, avait même obtenu la saisie des avoirs de l’Etat péruvien aux Etats-Unis!
Ce signal de Fitch incitant la communauté financière à ne plus considérer les emprunts émis par Lima comme des «junk» à haut risque, a été accueilli par une appréciation de la devise péruvienne, au plus haut depuis dix ans face au dollar. Dominé par le groupe minier Buenaventura, le petit marché boursier péruvien, s’est envolé de 3,4% cette semaine.
Le péril de l’inflation
Pourquoi se soucier des titres du lointain Pérou, alors que s’effondrent des pans entiers du marché de la dette? Parce que le pays reflète le découplage financier - par rapport aux Etats Unis - que connaissent actuellement plusieurs pays de la région, à commencer par le Brésil. «Après avoir accusé le coup, lors du début du choc des «subprimes», les marchés latino-américains ont réussi à se reprendre, à la différence des précédentes crises», souligne Theresa Paiz Fredel. Ceci grâce à la manne des céréales ou des minerais. A São Paulo, la bourse s’est envolée de 7% cette semaine, dans l’espoir de voir le Brésil bénéficier, lui aussi, d’un relèvement de la qualité de ses emprunts.
Ce découplage reste cependant beaucoup moins sensible au niveau de l’économie «réelle», en raison de l’importance des échanges avec les Etats-Unis. Cette amélioration masque un autre péril, aux conséquences sociales plus profondes: l’envolée de l’inflation qui atteint 5,6% au Pérou, du jamais vu depuis 1998. Or tout autant que les crises de la dette, le spectre de l’hyperinflation hante encore nombre de pays du Cône Sud.
Mar 25
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Parce que le prix des céréales monte en flèche dans le monde entier, une conférence internationale s’ouvre aujourd’hui à Cuzco, au Pérou. Elle est centrée sur une culture qui produit une quantité supérieure de denrée alimentaire que le maïs, le blé et le riz, et cela sur une superficie moindre. Cette culture, que des scientifiques ont nommée « l’aliment du futur », c’est la pomme de terre.
Cultivée dans plus de 100 pays, la pomme de terre joue un rôle clé dans le système alimentaire mondial. C’est la principale denrée alimentaire non céréalière du monde et la production mondiale a atteint le chiffre record de 320 millions de tonnes en 2007.
Dans les pays développés, la consommation de pommes de terre augmente considérablement et représente plus de la moitié de la récolte mondiale. Comme elle est facile à cultiver et que sa teneur énergétique est élevée, c’est une culture commerciale précieuse pour des millions d’agriculteurs.
La conférence de Cuzco - un événement clé de l’Année internationale de la pomme de terre, célébrée en 2008 - vise à exploiter le potentiel de la pomme de terre pour qu’elle joue un rôle plus important encore dans l’agriculture, l’économie et la sécurité alimentaire, en particulier dans les pays les plus pauvres.
La pomme de terre est promise à un brillant avenir. Au Pérou, l’inflation du prix des denrées alimentaires a incité le gouvernement à réduire les onéreuses importations de blé en encourageant la population à consommer du pain à base de farine de pomme de terre. En Chine, qui est le premier producteur mondial de pommes de terre (72 millions de tonnes en 2007), des spécialistes proposent que la pomme de terre devienne la principale culture vivrière sur la majeure partie de la surface agricole du pays.
Toutefois, selon les sponsors de la conférence, le Centre international de la pomme de terre (CIP) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), pour accroître la rentabilité des cultures de pomme de terre, il faut améliorer la qualité des semences, utiliser des systèmes agricoles qui font un usage plus judicieux des ressources naturelles et des variétés moins exigeantes en eau, plus résistantes aux ravageurs et aux maladies, et mieux adaptées au changement climatique.
Pendant quatre jours, plus de 90 experts mondiaux de la pomme de terre et de la recherche pour le développement discuteront des stratégies pour accroître la productivité, la rentabilité et la durabilité des systèmes fondés sur la pomme de terre, en particulier dans les pays en développement.
Ils analyseront les défis du développement de la pomme de terre auxquels sont confrontés trois types d’économies, tels que définis dans le Rapport sur le développement dans le monde 2008 de la Banque mondiale, dans les pays en développement. Le premier, ce sont les pays dont l’économie repose sur l’agriculture, notamment l’Afrique, où les pauvres sont concentrés dans les zones rurales et cultivent des pommes de terre pour nourrir leur famille et les vendre sur le marché local. Le CIP et la FAO estiment que dans ces pays, il faut accorder la priorité à la recherche et au partage de technologies pour impulser la « révolution de la productivité durable » et que les producteurs aient accès aux marchés nationaux et régionaux de produits alimentaires.
Il faut mettre au point des stratégies pour les « économies en mutation » de l’Afrique, de l’Asie et du Moyen-Orient, où la pomme de terre fait l’objet d’une culture intensive sur de très petites fermes commerciales. Le défi de ces pays est de pérenniser des systèmes de production intensive et d’accroître la productivité tout en réduisant au minimum les risques sanitaires et environnementaux.
Dans les économies urbanisées de l’Amérique latine, de l’Asie centrale et de l’Europe de l’Est, le défi consiste à garantir la durabilité sociale et environnementale des systèmes agricoles reposant sur la pomme de terre et de permettre aux petits producteurs d’avoir accès à de nouveaux marchés de produits alimentaires.
Les participants à la conférence visiteront le « Parc de la pomme de terre » de 12 000 ha près de Cuzco, où des agriculteurs-chercheurs ont remis en production plus de 600 variétés traditionnelles de pommes de terre, qui serviront de base à la mise au point de nouvelles variétés.
La conférence devrait déboucher, entre autres, sur ce qu’on appelle le « Défi de Cuzco »: pendant un an, les spécialistes mondiaux de la pomme de terre discuteront des problèmes et des perspectives de développement de cette culture primordiale.
Mar 25
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(Photo: Xinhua) BEIJING, 19 mars (Xinhua) — La Chine et le Pérou se sont engagés mercredi à Beijing à promouvoir le partenariat coopératif global, et à être de bons amis et partenaires. Les deux pays ont aussi signé une série d’accords sur la coopération bilatérale dans les domaines de l’économie, de la technologie, des échanges culturels, de la quarantaine et de la presse. Le président chinois Hu Jintao a salué, lors de sa rencontre avec le président péruvien Alan Garcia mercredi après-midi, les relations sino-péruviennes des 37 dernières années depuis l’établissement des relations diplomatiques des deux pays. Hu a aussi proposé que les deux pays intensifient les consultations et coordinations bilatérales sur les fronts multilatéraux, tels que la sauvegarde des intérêts des deux pays et de tous les pays en développement au sens large, et la promotion de la paix, de la stabilité et du développement du monde. Garcia a dit pour sa part que le Pérou souhaitait être un partenaire stratégique de la Chine et développer davantage l’amitié bilatérale. Il a aussi exprimé son attente chaleureuse de la participation de Hu à la réunion 2008 de l’APEC au Pérou. Invité par le président chinois, Garcia est arrivé mardi après- midi à Beijing pour une visite d’Etat de quatre jours.
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Mar 12
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Le Point -

Pompes de dessalement près de Chincha, au Pérou. Lima compte dessaler de l’eau tirée de l’océan Pacifique pour compenser la réduction des réserves d’eau contenues dans les glaciers, qui fondent plus rapidement qu’avant sous l’effet du changement climatique, a annoncé mardi le président Alan Garcia. /Photo prise le 12 février 2008/REUTERS/Mariana Bazo
Le Pérou compte dessaler de l’eau tirée de l’océan Pacifique pour compenser la réduction des réserves d’eau contenues dans les glaciers, qui fondent plus rapidement qu’avant sous l’effet du changement climatique, a annoncé mardi le président Alan Garcia.
Ce pays andin dépend en grande partie pour son approvisionnement en eau potable des fleuves, dont certains s’écoulent sur le flanc occidental des Andes et sont alimentés par de grands glaciers tropicaux qui fondent à une vitesse sans précédent.
Garcia a estimé que le Pérou devait se doter d’une source d’eau alternative, plus sûre, en pompant de l’eau dans l’océan et en la dessalant.
“Nous ne pouvons pas penser à l’avenir avec les moyens d’hier. Nous devons utliser les technologies modernes et cela sera le cas quand nous retraiterons l’eau de l’océan”, a dit Garcia à l’ouverture d’une conférence sur le dessalement.
Doosan Hydro Technology, une filiale de l’entreprise sud-coréenne Doosan Heavy Industries & Construction, spécialisée dans le dessalement, pourrait construire deux usines de dessalement sur la côte péruvienne pour fournir de l’eau à plus d’un million de personnes, a fait savoir le gouvernement.
Marco Aquino, version française Natacha Crnjanski

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