Usine Nouvelle.com - Le gouvernement vénézuélien a précisé hier les modalités de la nationalisation du secteur du ciment, annoncée jeudi dernier par le Président de la République bolivarienne, Hugo Chavez. L’Etat prendra le contrôle d’au moins 60 % du capital des filiales locales des groupes mexicain Cemex, suisse Holcim et français Lafarge, a détaillé Rafael Ramirez, ministre de l’Energie et du Pétrole, à l’issue d’une réunion avec les représentants des trois cimentiers étrangers.

Celui-ci a également expliqué que « la possibilité de parvenir à des accords avec les entreprises va être ouverte, de façon comparable à ce que nous faisons dans le domaine pétrolier. L’objectif est d’avoir le contrôle effectif des entreprises et coordonner ou créer la structure de direction des entreprises de base du secteur cimentier. »

Si la question de l’indemnisation des sociétés étrangères, à l’instar de la nationalisation du pétrole, semble être entendue, quelques incertitudes demeurent. En effet, le gouvernement vénézuélien a également rendu publics des propos du Président Chavez selon lesquels la nationalisation concernerait uniquement les entreprises qui avaient été privatisées par les gouvernements précédents. « Les grands cimentiers qui ont été quasiment donnés », aurait explicité Hugo Chavez.

Or, selon Cemex et Lafarge, leurs filiales vénézuéliennes n’ont jamais été propriétés de l’Etat, mais toujours détenues par des capitaux privés. Le Mexique a vivement contesté le projet de Caracas envers Cemex (qui contrôle près de la moitié de la production de ciment au Venezuela) et affirmé qu’il faisait son possible pour amener le gouvernement vénézuélien à reconsidérer ses plans.

 

 

Cet article a été posté le Tuesday, 8 April, 2008 à 9:54 pm .
Catégories: Nationalisation Lafarge .

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